L’espoir Brisé : Le cri d’alarme de Mohamed Koket Camara face aux déportations massives des Guinéens d’Allemagne
Une trahison diplomatique ?
Le constat est amer. Selon des sources concordantes, ces rapatriements forcés dont une nouvelle vague a été signalée fin janvier 2026 ne sont pas le fruit du hasard. Ils découlent d’une collaboration technique entre le ministère des Affaires Étrangères guinéen et les autorités allemandes. Si, pour les diplomates, il s’agit de « gestion des flux migratoires », pour le citoyen éclairé, c’est un acte profondément défavorable à l’intérêt national.
Comment un État peut-il cautionner le retour forcé de sa jeunesse alors que les conditions d’insertion socio-professionnelle restent précaires ? Ces jeunes ne sont pas de simples chiffres dans des statistiques migratoires ; ils sont les investisseurs de demain, ceux qui, par leurs transferts de fonds, maintiennent des familles entières hors de la pauvreté extrême.
L’impact dévastateur sur les familles
En Guinée, le retour d’un déporté est souvent vécu comme un deuil. Derrière chaque jeune expulsé, c’est l’espoir de tout un village qui s’effondre. Beaucoup ont vendu des terres ou contracté des dettes colossales pour financer ce voyage vers l’Europe. Les voir revenir menottés, après avoir parfois passé des années à s’intégrer, travailler et cotiser en Allemagne, est une injustice sociale criante.
« On ne déporte pas que des individus, on déporte des projets de vie, des espoirs de scolarisation pour les petits frères et des soins de santé pour les parents âgés », s’insurge un proche d’une victime.
Par Mohamed Koket Camara, journaliste engagé.
Source: https://www.guineefutur.info/

