Contre La sansure

Lettre ouverte à Alhoussein Makanera Kaké (Par Tibou Kamara)

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« Reposez-nous ! » Oh, miracle divin ! Le plus grand bavard du pays, devenu insupportable à tous, s’est aventuré, une fois n’est pas coutume, dans un exercice périlleux pour lui : l’écriture. Mais il ne s’y montre pas plus habile qu’à l’oral, bien qu’il soit manifeste qu’il ait été « assisté » par plusieurs mains et cerveaux pour parvenir à « quelque chose » qui se veut une réplique, mais qui n’est, au fond, qu’un cri de détresse, un aveu de faiblesse et d’impuissance.

Mon cher Makanera, j’ai lu votre sortie avec la même curiosité que l’on accorde à un accident de circulation : on sait que ce n’est pas beau, mais on regarde quand même. On y trouve tout : colère, jalousie, frustration… Il ne manque que la cohérence, mais vous ne pouvez pas tout faire.

Lorsqu’un sot veut se faire passer pour un génie, comme c’est votre cas, tout ce qu’il réussit, et vous en êtes la meilleure illustration, c’est de devenir la risée publique. Pour faire comme vous, qui, pour produire votre prose indigeste, avez pillé les ressources d’autrui, j’emprunterai à Napoléon la réflexion qu’il a faite lorsque sa statue fut descendue par ceux qui, comme vous, ne supportent pas de voir d’autres atteindre des sommets : « Puisqu’ils ne peuvent atteindre ma hauteur, ils veulent me descendre à leur niveau. » Cette image vaut pour le débat que vous sollicitez avec moi.

Ma prétendue peur d’un face-à-face avec vous a dû faire sourire tous ceux qui m’ont vu débattre, dans ce pays et ailleurs, avec des adversaires autrement plus coriaces que vous. On ne fuit pas un débat, mon cher Makanera, on évite simplement de confondre une foire d’empoigne avec une confrontation d’idées. Les Guinéens nous ont entendus, vous et moi, dans des émissions et des débats, et savent donc à quoi s’en tenir. Ils m’en voudraient tous de me « compromettre » avec « l’idiot inutile du pays », bouffon de tous les Princes qui, récemment encore, dans un « débat » sur la télévision Web GTV, a offensé une brave dame, Aïssatou Chérif, en proférant contre sa personne des propos d’une obscénité revoltante. Une grave atteinte, en soi, à la pudeur publique.

Et puis, depuis quand, dans l’Histoire, un Général s’assoit-il à la même table qu’un caporal ? Il faut quand même respecter les grades et échelons, même dans un pays où l’on veut mélanger torchons et serviettes, et où les derniers de la classe veulent faire la course en tête.

Pour le reste, un conseil gratuit pour vous, tiré d’une fresque historique. Clemenceau avait fait cette recommandation à un orateur intarissable dont le discours interminable lassait et épuisait l’auditoire : « Reposez-vous ! » Sans doute, votre ancêtre, qui n’avait pas compris la subtilité de la remarque du Tigre, répliqua : « Je ne suis pas fatigué. » Agacé, Clemenceau se montra plus tranchant : « Alors, reposez-nous ! »

Alhousseiny Makanera, « reposez les Guinéens » de vos éructations puantes et désormais de vos gribouillis malsains, qui ont le don d’irriter, de susciter une levée de boucliers de l’opinion publique et de nourrir une aversion à votre encontre. Quand le comprendrez-vous, pour votre bien, pour la tranquillité de la société et les besoins de salubrité publique ?

Avouez que pour quelqu’un qui ne compterait pas, je prends beaucoup de place dans vos nuits blanches. Mais comme le disait Diderot : « Il y a des hommes dont il est glorieux d’être haï. » Vous en faites certainement partie.

À très bientôt ! En attendant, daignez recevoir, mon cher Makanera, l’expression de mes sentiments de profond dégoût.

Tibou KAMARA

Source: https://www.visionguinee.info/

Lettre de Makanera à Tibou Kamara: https://guinafnews.org/makanera-a-tibou-kamara-vous-vous-egarez-dans-des-sables-mouvants-de-contradictions/

 

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