L’UFDG dénonce une suspension arbitraire et accuse la junte de persécution
L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti d’opposition en Guinée, a publié ce dimanche une déclaration dénonçant vigoureusement la décision du Tribunal de Première Instance de Dixinn de suspendre le renouvellement de ses organes. Le parti considère cette mesure comme une atteinte grave à la liberté d’association et à la démocratie, attribuant cette action à une instrumentalisation de la justice par la junte au pouvoir.
Dans son communiqué, signé par la Direction Nationale de l’UFDG, le parti accuse le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), dirigé par le général Mamadi Doumbouya, de tenter d’affaiblir l’UFDG en raison de son rôle prépondérant dans la défense de la démocratie, conformément à la Charte de la transition et aux engagements internationaux de la République de Guinée. « Ces attaques persistantes contre l’UFDG ne nous surprennent guère. Cependant, voir la justice, pilier de l’État de droit, se transformer en simple exécutant d’un pouvoir qui ne cache plus ses ambitions dictatoriales nous choque profondément », peut-on lire dans la déclaration.
L’UFDG affirme être la cible d’une persécution systématique depuis l’arrivée du CNRD au pouvoir, évoquant des assassinats impunis, des poursuites infondées, des spoliations de ses dirigeants, ainsi que des arrestations et condamnations arbitraires de ses militants et responsables. Pour le parti, l’objectif est clair : museler la principale force d’opposition, imposer un projet antidémocratique et confisquer la voix du peuple guinéen.
Le parti rappelle que le processus de renouvellement de ses structures de base, mené dans le strict respect de ses statuts, devait s’achever avec la mise en place des organes nationaux en avril prochain. Ce processus, qui garantit la liberté d’association et les droits constitutionnels des citoyens, est conforme à la Charte de la transition et aux conventions internationales.
Parallèlement, l’UFDG accuse la junte de promouvoir la candidature du général Mamadi Doumbouya, en violation des dispositions de la Charte de la transition, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ainsi que du Code pénal guinéen. Le parti attire ainsi l’attention de l’opinion nationale et internationale sur cette instrumentalisation de la justice contre une formation politique qui mène ses activités conformément à ses statuts et à son règlement intérieur.
Face à cette situation, l’UFDG appelle ses militants, sympathisants et toutes les forces vives de la nation à se mobiliser pour contrer cet acharnement de la junte contre les partis politiques et les organisations de la société civile qui dénoncent sa volonté de confisquer le pouvoir. « L’UFDG ne cédera ni à l’intimidation ni à l’injustice. Elle ne reculera pas face à l’arbitraire. L’UFDG se battra jusqu’à la victoire de la démocratie », martèle la déclaration.
Le parti conclut en affirmant que ceux qui pensent pouvoir plier l’UFDG, ses militants et sympathisants, se trompent. « L’histoire nous enseigne que les peuples finissent toujours par triompher de la tyrannie », conclut le texte, sous le slogan « Mobilisation, résistance, victoire ! ».

