Mamadi Doumbouya, l’homme qui se cache pour régner !
Mamadi Doumbouya est devenu invisible. Même le journal Jeune Afrique, pourtant complice de sa communication, l’a surnommé le « candidat fantôme ». Ce n’est pas un détail : c’est le signe qu’un homme s’est enfermé dans son palais, totalement déconnecté de la réalité.
Quand on s’isole ainsi, on n’écoute plus que les flatteurs, ceux qui vous coupent du monde réel. C’est là que commence la folie : la folie d’un pouvoir sans limites.
Depuis la visite du président Rwandais Paul Kagamé en Guinée en mai 2024, tout s’est accéléré. Dans son entourage, on parle du « projet Kagamé » : un plan froid et calculé pour faire taire toutes les voix qui dérangent.
Rappelons-le : Paul Kagamé dirige le Rwanda depuis 2000. On vante sa stabilité et sa croissance économique, mais son régime écrase l’opposition, contrôle les médias et restreint les libertés. Élections encadrées, pouvoir quasi absolu : une dictature moderne sous un semblant de développement.
En Guinée, les faits parlent d’eux-mêmes. Sadiba Koulibaly assassiné. Foniké Mengué et Billo Bah enlevés. Aliou Bah jeté en prison. Cellou Dalein, Sidya Touré et Alpha Condé contraints à l’exil. Habib Marouane Camara disparu. Saadou Nimaga enlevé.
Et ce n’est pas tout. Pour terroriser davantage, le régime s’en prend aux familles. Le père du journaliste Babila Keita enlevé. Les enfants de l’artiste Elie Kamano pris en otage. Le message est clair et brutal : où que vous soyez, qui que vous soyez, on peut vous atteindre. On peut vous faire mal dans votre chair.
Cette terreur organisée masque une réalité : Doumbouya ne gouverne plus. Il tremble. Peur de la campagne. Peur des foules. Peur des médias. Peur de ses propres soldats. Sa peur est devenue sa seule stratégie.
À l’approche de sa présidentielle truquée du 28 décembre, il n’ose même plus se montrer. Il sait que le peuple ne veut plus de lui. Alors il envoie ses messagers, ses remplaçants, ses marionnettes. Il fait campagne par procuration, caché derrière les murs de son bunker.
Un pouvoir qui a peur de son peuple est un pouvoir déjà mort. Kagamé lui a peut-être donné des conseils, mais il a oublié de lui dire l’essentiel : on ne règne pas longtemps quand on refuse de regarder son pays en face.
Mamadi Doumbouya se cache. Et en se cachant, il avoue sa défaite.
Le peuple mérite un dirigeant qui le regarde en face, pas un fantôme qui règne dans la peur.
