Contre La sansure

Monsieur le Ministre du MATD, Ousmane Gaoual appartient à jamais au passé de l’UFDG.

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Monsieur le Ministre du MATD,

Vous voulez nous interdire de tenir notre congrès ? Vous osez transformer un courrier administratif en sommation politique ? Vous pensez pouvoir décider à notre place de l’avenir de l’UFDG ?

Qu’on se le dise : ce que vous appelez une « mise en garde » est une déclaration de guerre.

L’UFDG n’est ni un service de votre ministère, ni une sous-préfecture à administrer. C’est un parti majeur, forgé dans la douleur et le sang des martyrs, structuré par des décennies de lutte, porté par des millions de militants.

Vous croyez que nous allons tout arrêter sur ordre ? Que nous allons dire à 150 fédérations, à la diaspora, à nos militants déjà en Guinée : « Rentrez chez vous » ? Non. Ce congrès n’est plus une simple réunion statutaire.

Le 6 juillet n’est plus un jour de congrès. C’est la date de l’affrontement inévitable.

Vous nous avez poussés jusqu’au bout. Jusqu’au dernier retranchement. Vous avez muselé la rue, bâillonné le débat, exilé les opposants, criminalisé la parole, instrumentalisé l’administration. Aujourd’hui il ne nous reste qu’un seul choix : survivre ou périr.

Nous avons choisi de survivre.

Nous irons jusqu’au bout. Nous tiendrons ce congrès. Nous l’arracherons s’il le faut. Parce qu’il marquera la fin de votre transition sans fin. Parce qu’il incarne la liberté que vous voulez enterrer. Parce qu’il n’y a pas de République sans partis libres.

Vous menacez de sanctions, de répression, d’emprisonnements ? Faites-le. Montrez votre vrai visage. Mais sachez-le : la peur ne nous fera pas plier — elle ne fera qu’allumer l’incendie que vous redoutez.

Car ce 6 juillet ne sera pas qu’un congrès. Ce sera votre procès. Le procès du CNRD face au peuple de Guinée. La date où tombera le masque de votre « transition ».

Quant à la réintégration de votre ministre : on ne réintègre pas un traître resté au gouvernement du CNRD pendant qu’il détruit le parti. Il appartient à jamais au passé de l’UFDG.

En attendant, sachez-le :
L’UFDG ne négocie pas sa liberté.
L’UFDG ne se vend pas.
L’UFDG ne se soumet pas.

Le 6 juillet sera le point de non-retour.
Si vous pensez pouvoir l’empêcher, essayez. Vous verrez alors que la peur a changé de camp.

Alpha Issagha Diallo


Militant, témoin du réel

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