« Pendant que les dirigeants d’autres nations investissent dans la formation et le savoir, en Guinée, on joue avec l’éducation… »
Si la mise en congé des élèves à Kindia sous prétexte d’un « front » pour la candidature du Général Mamadi Doumbouya aux élections ne choque pas, c’est qu’on a définitivement touché le fond.
Dans un pays où l’éducation est déjà malmenée, où les enseignants peinent à obtenir de meilleures conditions de travail et où les élèves sont les premières victimes d’un système défaillant, voici qu’on décide, sans vergogne, de sacrifier encore un peu plus leur avenir. Trois jours de congé, non pas pour un motif pédagogique ou une urgence nationale, mais pour mobiliser des foules au service d’un agenda politique.
Et que personne ne vienne parler de hasard ou de simple coïncidence. C’est une manœuvre grossière, un mépris flagrant pour l’avenir de la jeunesse guinéenne. Pendant que les dirigeants d’autres nations investissent dans la formation et le savoir, en Guinée, on joue avec l’éducation comme si elle était un simple outil de propagande.
Mais après tout, que pouvait-on attendre d’un système qui considère la population comme une masse à manipuler plutôt qu’une nation à élever ? L’histoire jugera inshaaAllah, et elle ne sera pas clémente.
« Lorsqu’un régime commence à troquer l’éducation contre la propagande, c’est qu’il a déjà choisi l’ignorance comme alliée et la jeunesse comme victime. »
Abdoul Karim Diallo
« La vérité avant tout ! »
