Projet de nouvelle constitution : La tribune du CNRD sur les innovations
Les autorités de la transition et leur soutien s’activent sur le terrain pour la vulgarisation du projet de nouvelle constitution. C’est le cas de la « Tribune du CNRD » qui a tenu une conférence de presse ce samedi, 2 août 2025 à Conakry. La structure a mis l’occasion pour réaffirmer son engagement à défendre les acquis de la transition. Il a aussi été question d’échanger sur un certain nombre d’articles du projet de nouvelle constitution.
« Fidèle à sa mission de communication responsable, la Tribune du CNRD :
-Réaffirme son attachement aux principes de la liberté d’expression dans le respect de l’éthique républicaine ;
-Dénonce fermement les discours de haine, les manipulations numériques et les atteintes à l’image de la Nation ;
-Salue le travail du Gouvernement et du Président de la République pour la stabilité, la paix et la refondation de l’État.

Nous appelons tous les acteurs de l’espace médiatique à faire preuve de responsabilité, et exhortons les citoyens à soutenir massivement la nouvelle Constitution, levier fondamental de notre avenir commun », a déclaré Yariatou Sylla, porte-parole.
La vice-coordinatrice de la tribune, Naténin Camara est revenue sur quelques innovations dudit projet. « En m’appuyant sur l’article 27 de la nouvelle constitution, qui consacre un volet particulier aux personnes en situation d’handicap qui ont droit aussi au bien-être.
L’article dit ceci : l’État garantit l’accès des personnes en situation d’handicap à la formation, aux infrastructures à usage public et aux moyens de transport public. Il prend des mesures nécessaires à leur protection contre les violences sexuelles, la traite et toute forme de discrimination et de maltraitance. Il promet leur accès aux emplois publics et privés ainsi qu’aux opportunités d’auto-emploi dans les conditions que la loi détermine.

Et l’article 21 du projet de la nouvelle constitution consacre aussi un droit fondamental sur la gratuité de l’enseignement, l’accès obligatoire à l’école des enfants dès l’âge de 5 ans et leur maintenir à l’école jusqu’à l’âge de 17 ans devient une obligation. Ce même article dit aussi que ce n’est pas un simple texte juridique. Non, c’est un acte de justice sociale.
C’est la promesse d’un avenir équitable. C’est le refus catégorique de voir un seul enfant guinéen traîné dans les rues, abandonné sur le chemin de la connaissance. Ce texte nous interpelle.
Chaque fille, chaque garçon doit être à l’école et non dans les rues, ni dans les marchés et non plus dans les mines.
Parce que l’avenir d’une nation, d’un pays se construit dans les salles de classe. Le plus grand héritage qu’un État puisse offrir à son peuple, c’est l’instruction. Et cette nouvelle constitution en son article 21 consacre la protection et l’éducation des enfants.
Je vais rebondir aussi un peu sur l’article 6 qui consacre une partie essentielle sur la promotion et la parité par l’octroi d’un quota d’au moins 30% des femmes dans les postes décisionnels et effectifs nationaux, régionaux et locaux. L’État s’engage à respecter et à faire respecter ces principes fondamentaux que je viens de citer.
L’article 5 aussi de la même constitution met un accent particulier sur les langues nationales de notre pays.
Désormais, les langues nationales et le français sont les langues officielles de la République de Guinée. Le français, bien évidemment, reste notre langue de travail. L’État assure désormais la promotion de l’enseignement de nos langues nationales », a fait savoir Nanténin Camara.
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