Contre La sansure

Que dire, sinon : Gloire au Très-Haut !!

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Il est des instants dans la vie des peuples où la parole humaine, trop étroite pour contenir l’émotion du moment, s’incline devant la majesté du destin et ne trouve d’expression plus digne que la louange adressée au Créateur. Ainsi en est-il aujourd’hui à l’annonce de la libération de Ibrahima Kassory Fofana pour des raisons de santé, après de longues années d’éloignement qui l’avaient séparé des siens et privé les siens de sa présence.

Que dire, sinon élever les cœurs vers Dieu et Lui rendre grâce ?

Car il est des épreuves qui éprouvent la patience des hommes et éprouvent davantage encore la solidité des liens humains. Les jours passent, les saisons se succèdent, et cependant certaines absences demeurent comme une ombre persistante dans le foyer familial. Loin des regards de ses proches, soumis à la rude discipline du temps et aux incertitudes de la condition humaine, l’ancien Premier ministre aura traversé cette période avec la résignation grave que les grandes épreuves imposent aux hommes publics.
Mais il est une vérité que ni les circonstances ni les volontés humaines ne sauraient altérer : la destinée des hommes demeure inscrite dans le décret du Très-Haut.

Les puissances terrestres s’élèvent et s’effacent, les régimes se succèdent, les passions politiques agitent un temps la cité avant de retomber dans le silence de l’histoire ; mais la providence divine, elle, poursuit inlassablement son œuvre, rappelant aux hommes que la clémence et la compassion sont les plus nobles parures de l’autorité.

Aussi, en cet instant singulier où une porte longtemps close s’entrouvre enfin, nous accueillons cette nouvelle avec une profonde satisfaction et un soulagement sincère. Elle apaise les cœurs éprouvés et redonne aux espérances leur droit d’exister.

Car au-delà des débats et des divergences, il demeure une réalité première : la douleur d’une famille séparée de l’un des siens.

Toutefois, que notre joie ne nous fasse point oublier ceux qui demeurent encore dans l’ombre des geôles. Notre pensée fraternelle s’étend à tous ceux qui se trouvent aujourd’hui dans les prisons, dans l’attente d’une décision, d’un soulagement ou simplement d’un regard d’humanité.

Puisse la sagesse des hommes et la miséricorde de Dieu veiller également sur leur sort, afin que la justice s’accomplisse toujours avec la dignité qui sied à une nation consciente de ses responsabilités morales.
Qu’il nous soit permis également d’exprimer, avec une gratitude respectueuse, nos remerciements à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont partagé ce temps d’épreuve, à celles qui ont porté le fardeau moral de cette situation avec constance, à celles qui ont élevé leurs prières vers le ciel, à celles encore qui, dans la discrétion des démarches et la noblesse des intentions, ont contribué à faciliter cette libération.

Car bien souvent, les gestes les plus déterminants se réalisent loin des tribunes et des clameurs, dans la retenue des consciences droites et dans la sagesse des cœurs compatissants.

Qu’en cette circonstance chacun se souvienne que la grandeur d’un État ne se mesure pas uniquement à la rigueur de ses institutions, mais également à la noblesse de son humanité. Le pouvoir, fût-il puissant, n’est qu’un hôte passager dans la maison du temps ; mais les actes de compassion et de justice, eux, demeurent inscrits dans la mémoire des peuples.

Puisse donc cette libération marquer non seulement le retour d’un homme auprès des siens, mais aussi un rappel salutaire de la valeur de la clémence, de la sagesse et de la fraternité nationale.
Et puisque la santé de l’homme demeure désormais l’urgence première, qu’il plaise au Très-Miséricordieux d’accorder à Ibrahima Kassory Fofana la restauration de ses forces, la paix de l’âme et le réconfort de la présence familiale.

Car au terme de toute controverse, lorsque les voix humaines se taisent et que le tumulte des passions s’apaise, une seule vérité subsiste, immuable et souveraine :

Dieu seul est le maître du temps, de l’épreuve et du destin des hommes.

À Lui donc la gloire, aujourd’hui comme hier et pour les siècles à venir.

Konaté Lancine sénateur de la jeunesse du RPG ARC-EN-CIEL toujours.

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