Contre La sansure

Quelle meilleure sortie de crise de liquidité en Guinée avec une politique monétaire sous l’emprise d’un Leadership et Management en détresse totale avec les réalités économiques et sociales ?

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Généralement, les sujets de la politique monétaire entre autres, stabilité des prix, maitrise de l’inflation, crise de liquidité, cherté de vie, de crédits pour les agents économiques, faiblesse de l’épargne, bancarisation des acteurs, de croissance économique et autres sont exceptionnellement, le reflet du pouvoir central de la Banque des Banques de la République de Guinée-BCRG et les autres acteurs directs et indirects qui surveillent leurs attentes et contraintes du moment.

Dans cette aventure monétaire Africaine et occidentale, les autres nations sont parvenues à instaurer une culture, civilisation et climat de confiance qui ont donné des résultats suivants ci-dessous :

1-Un dynamisme monétaire total entre tous les acteurs : Les acteurs producteurs et consommateurs, ont développé des liens qui sont devenus stratégiques et interdépendants pour le maintien du quotidien des entreprises locales, des citoyens et de quelques multinationales, dont le seul but est de sauvegarder la souveraineté monétaire nationale, face aux dérives des mécanismes monétaires internationaux. C’est pourquoi, l’on remarque dans ces états, cet effet monétaire, multiplicateur, qui combine diverse variables monétaires et instrumentales entre tous les secteurs économiques.

Dans ces économies solides, les leviers de secours monétaires, autrement appelés instruments de politique monétaire sont dénombrables. Ce qui donne un accent particulier aux opérations de politique monétaire proprement dite (Open Market) et ses applications techniques ; les facilités permanentes et les Réserves obligatoires, de telle sorte que ces nations auraient développé des cultures voire situations de confiance monétaire totale, crédible et respect des sujets monétaires et de la solidarité financière internationale entre tous les acteurs directs et indirects.

Chacun de ces outils et instruments monétaires, suit un objectif stratégique particulier, souvent réservé aux questions de stabilité monétaire, maitrise de l’inflation et soutien du cadre macroéconomique voire de la croissance inclusive et soutenue, résolution du chômage, diversification des sources de production économique, promotion des leviers de la mobilisation des Ressources internes etc.

2-Un Leadership, Management et cohérence éclairés des autorités monétaires face à leurs décisions devant les acteurs monétaires et non monétaires à l’échelle nationale et internationale. Ces acteurs peuvent être illustrés comme suit, le secteur privé socle d’une locomotive de l’économie soutenue et inclusive est un excellent levier de la bonne santé du système monétaire et financier d’une nation ; le secteur public, principal régulateur des actions et activités sectorielles et détenteur du pouvoir régalien de création de la valeur ajoutée à travers ses instruments budgétaires et fiscaux ; les autres acteurs nationaux et internationaux dont les attentes financières et monétaires sont du champ des politiques monétaires structurées.

Par ailleurs, les acteurs monétaires sous la houlette des Gouverneurs des Banques Centrales rassurent davantage tous les autres acteurs privés, investisseurs, opinion nationale et internationale, conformément aux agendas et instruments utilisés pour l’atteinte des objectifs fondamentaux de la politique monétaire dont entre autres, la stabilité des prix ( objectifs prioritaires) de toute Banque centrale ; le contrôle et soutien du niveau d’emploi par les mécanismes monétaires; la croissance économique à travers le soutien des leviers de la demande et offre globales ; la stabilité des taux d’intérêt pour encourager les investissements et autres ; la stabilité des marchés monétaires ou interbancaires et financiers ; et la stabilité du marché des changes.

Nous remarquons, que ces sujets sont essentiellement du rôle des Banques centrales, à travers de multiples reformes et instruments des politiques économiques poursuivis ; et qui auraient donné des résultats factuels et concrets dans ces différents pays.

Pourquoi, alors dans les économiques Africaines, en particulier la République de Guinée, malgré de multiples réformes économiques, institutionnelles et monétaires réalisées depuis l’avènement du CNRD au pouvoir le 05 Septembre 2021, il y a eu naissance pour la première fois une crise sans nom d’aucuns qualifient de crises liquidités voire monétaires et d’autres rejettent carrément cette qualification sous le Leadership et Management d’un Docteur en économie et actuel Gouverneur de la Banque Centrale de la République. Si la Guinée, maintient ce cap de crise de liquidité, une partie de la population payera forcement les conséquences néfastes, et continuera à s’enfoncer dans le gouffre inflationniste structurel, suivant une trajectoire de vulnérabilité économique sous toutes formes de faiblesse d’une autorité monétaire sans lien direct au Leadership et Management encadré auprès des acteurs monétaires.

Dr. Karamo Kaba, Gouverneur de la Banque centrale de la Republique de Guinée (BCRG)

Les arguments avancés, par l’actuel Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, Docteur Karamo Kaba, qui affirme que de nouvelles coupures peuvent être émises ne rassurent pas et probablement ne tiennent pas compte des réalités et contexte de l’économie nationale, face aux attentes du programme simandou 2040 ; intentions et cohérences décisionnelles des partenaires techniques et financiers pourvoyeurs de fonds durant ces prochaines années, suite aux pertes probables de valeur monétaire et la détérioration des soubassements de la structure réelle de mobilisation des ressources internes suite à la dévaluation monétaire potentielle.

Notre Gouverneur de la Banque Centrale, Docteur Karamo Kaba soutient que le billet de 20 000 GNF datait de 2015 lorsque la Guinée avait un PIB d’environ 8 Milliards de dollars USD et une population avoisinant les 8 Millions d’Habitants. Dix (10) ans plus tard, après le rebasage, qui montre un PIB autour de 36 000 à 40 000 Milliards de GNF et la population qui a atteint 16 Millions d’habitants. Cette évolution laisse penser qu’un billet de 50 mille voire 100 mille aurait déjà dû exister, ne tient nullement pas du contexte et de l’histoire des politiques monétaires internationales avec les théories, pratiques de politiques monétaires et économiques des pays émergents, des pays Africains comme le Nigeria, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Maroc etc. à plus forte raison des pays Asiatiques, et voire occidentaux.

La République de Guinée est fouillettée par une crise de liquidité sans précédent, reconnaissons notre faiblesse économique avant tout remerde monétaire sous un nouveau Leadership et Management Participatif, Délégatif et Responsabilité partagée entre tous les acteurs monétaires et financiers.
La politique monétaire, un autre levier de la politique économique en détresse avec les réalités économiques et sociales pour notre pays. De nouveaux Leaderships, Managements, cadres bancaires cohérents, stratégies et outils opérationnels sont à promouvoir pour une fin de crise, la note finale est déjà connue à l’avance.

A mon humble avis, au bon sens et au rappel des résultats du mémoire, fin de cycle au Master, Econométrie Bancaire et Finances Quantitatives, sous le thème : « Evaluation et Analyse de l’efficacité des instruments de la Banque Centrale de la République de Guinée, avec la Règle de John Taylor », la Guinée n’a pas besoin de grosses coupures telles annoncées par notre actuel Gouverneur. Les billets de 10 mille et 20 mille suffisent largement pour résoudre cette crise de liquidité qui doit devenir structurelle si les conditions économiques et solutions idéales ne seraient pas trouvées dans un bref délai.

 

Conclusion et perspectives : Nos autorités de la Banque Centrale de la République de Guinée-BCRG, ont d’abord besoin de Modéliser le problème « réel » qui secoue notre système monétaire et financier, de comprendre les sources fondamentales, avant de proposer de vraies et potentielles variables techniques amenant aux solutions temporelles à court, moyen et long terme.

Notre école propose et recommande aux autorités bancaires et monétaires diverses solutions séquencées en des phases successives découpées en sous phases selon les besoins et attentes des acteurs centraux, monétaires et bancaires et avec des indicateurs clés de performance à surveiller en temps réel :

Première phase, rétablir la confiance d’abord entre les acteurs économiques, autorités monétaires et toutes les institutions étatiques par un large consensus et protocoles d’accords monétaires avantageux en termes de rémunérations fixes et variables des dépôts bancaires encadrés auprès des Banques commerciales et autres institutions financières dédiées ;

Deuxième phase, proposer un arbitrage financier, monétaire institutionnel à court, moyen et long terme lié aux attentes et objectifs de toutes les parties prenantes au processus monétaire et financier, afin de donner la valeur à notre monnaie et économie face aux devises étrangères et décisions internationales liées aux besoins nationaux liés aux biens et articles devant être importés ;

Troisième phase, décider des avantages économiques, financiers, monétaires et fiscaux suivant des délais réguliers, rémunération des taux liés aux dépôts bancaires, et l’utilisation des instruments monétaires adéquats, selon les attentes conjoncturelles et structurelles préétablies par les autorités monétaires en conformité avec celles des autorités centrales et de tous les acteurs directs voire indirects se servant des instruments de la politique monétaire ;

Quatrième phase, évaluer toutes les démarches et variables dans un document structuré suivant le respect des règles stratégiques et opérationnelles déclinées en responsabilité tripartite, pour d’éventuelles crises et autres formes pour les années à venir.

La seule chose qui valorise la monnaie, rétablit la confiance dans tous les circuits de l’économie mondiale est liée : Aux variables du temps de l’offre et de la demande de l’argent ; la production locale et l’exportation de l’excédent de production et l’encadrement et usage contrôlé des instruments monétaires.
Autrement dit, il faut que l’économie locale produise si non encore et encore nos autorités monétaires annonceront un jour et mettront des billets de valeur avoisinant 1 million GNF voire des milliers de billets de millions à titre d’émission monétaire dans le circuit économique en justifiant avec des théories fallacieuses, sans fondement social et économique de la population.

La politique monétaire, sous le Leadership et Management de l’actuel Gouverneur de la Banque Centrale, Docteur Karamo Kaba, qui devrait être un autre pan de la politique économique est nettement en déphasage avec les réalités économiques et sociales.

Notre champion national, candidat indépendant du parti « Génération pour la Modernité et Développement «GMD»», Président Mamadi Doumbouya, doit intervenir entre les autorités monétaires, budgétaires, acteurs privés, couches vulnérables et acteurs internationaux pour éviter la pire situation économique et monétaire que traverse la Guinée. Un cri de cœur de l’un des premiers membres du sujet de l’inflation, une fois devenue réalité après l’émission des billets de 50 mille et de 100 mille.

Par Abdoulaye SOUMAH,                                                                                                                                Doctorant en Politique Budgétaire et Fiscale des Industries Extractives dans les pays en Développement Fondateur du Cabinet Inteex-Sarl et promoteur du Club Modélisation Africaine-CMA.

Source: https://kalenews.org/

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