Contre La sansure

Qui est responsable de la dissolution de l’UFDG ? la réponse d’Ousmane Gaoual…

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À l’occasion d’une conférence de presse animée ce vendredi 27 mars à Conakry, le ministre porte-parole du gouvernement, également ancien responsable exclu de l’UFDG, s’est exprimé sur la dissolution de cette formation politique. Il estime que cette décision est le résultat d’un échec collectif.

Dans son intervention, l’ancien coordinateur de la communication du parti dirigé par Cellou Dalein Diallo est revenu sur sa propre expérience, reconnaissant sa part de responsabilité. « Si j’avais réussi, je serais aujourd’hui président de l’UFDG », a-t-il déclaré, soulignant une responsabilité partagée dans la situation actuelle du parti.

Poursuivant son analyse, il a insisté sur les dysfonctionnements internes. « C’est un échec collectif, parce que certains ont préféré voir le parti dissous plutôt que de céder la présidence. C’est aussi cela, les incompréhensions dans les combats politiques. Si nous avions tous agi dans le respect des dispositions de nos textes, peut-être n’en serions-nous pas là. Car la démocratie exige aussi une compétition interne. Et c’est très regrettable », a-t-il affirmé.

Selon lui, cette situation ne peut être dissociée du débat plus large sur la démocratie en Guinée. « Comment voulez-vous qu’il y ait de la démocratie dans le pays lorsque, dans nos cellules les plus élémentaires, cette démocratie n’est pas exercée ? Donc oui, c’est un échec. Mais ne désespérons pas : nous pensons encore pouvoir rassembler un certain nombre d’acteurs afin de donner une nouvelle orientation à l’engagement politique », a-t-il soutenu.

Le porte-parole du gouvernement a également estimé que la dissolution des partis constitue, dans une certaine mesure, un revers pour l’État lui-même. « Lorsqu’on en arrive à leur dissolution, c’est aussi un échec pour lui, car les objectifs assignés à ces formations n’ont pas été atteints. Les partis sont des espaces de démocratie, d’apprentissage et de contradiction. Cet échec est donc collectif, il n’est pas individuel », a-t-il insisté.

En conclusion, Ousmane Gaoual a appelé à tirer les leçons de cette situation. « Cela forge la modestie et l’humilité nécessaires dans l’exercice de l’action publique », a-t-il conclu.

Par Amadou Dioulde Diallo

https://www.guinee360.com/

 

 

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