« Rester fidèle ou partir » – ce qu’a dit Fodé Oussou Fofana à l’Assemblée Générale de l’UFDG
Ce samedi 12 juillet 2025, à l’Assemblée Générale de l’UFDG, le Vice-président chargé des affaires sociales et juridiques, Elhadj Fodé Oussou Fofana, a tenu des propos d’une clarté rare. Il n’a pas cherché à flatter l’assistance ni à enjoliver la situation : il a dit la vérité. Celle qu’on n’ose pas toujours dire dans un parti politique.
« Si tu dois rester à l’UFDG, tu restes en respectant les principes. Si tu n’es pas d’accord, tu vas là où tu veux. »
Voilà le ton. Un appel à la discipline et à la sincérité. Il n’y a pas de place pour le double jeu : on est dedans ou on est dehors. Il ne s’agit pas d’exclure pour le plaisir, mais de rappeler une évidence : un parti fort se construit sur la conviction, pas sur la versatilité.
Fodé Oussou l’a dit sans détour : « On a besoin ici des gens qui ont limanou (la foi), des gens qui ont confiance qu’Inchaa Allah le Président Cellou Dalein Diallo sera Président de la République de Guinée. »
C’est un message aux militants : la fidélité n’est pas une faveur qu’on fait au parti, c’est un engagement qu’on prend pour la Guinée. On ne milite pas pour recevoir des égards personnels, mais pour porter un projet collectif.
Il a fustigé les prétextes faciles :
« Le parti n’est pas venu au baptême de mon enfant, n’a pas rendu visite à mon grand-père qui a mal à la tête… »
Ce n’est pas un mépris des traditions sociales — c’est un refus de la politisation des doléances individuelles. L’UFDG n’est pas une entreprise de services à domicile. C’est une organisation politique dont la mission dépasse les susceptibilités.
En clair, le Vice-président a appelé à faire la différence entre la fraternité humaine – qui existe bel et bien au sein du parti – et l’esprit de chantage émotionnel qui menace la cohésion militante.
Autre passage fort de son intervention :
« On ne vient pas à l’UFDG pour Cellou, ni pour Fodé Oussou, ni pour Hadja Halimatou, ni pour Kalemodou… On vient pour soi-même, parce qu’on sait qu’on est dans un parti qui peut gagner, qui peut rassembler, qui peut réconcilier les Guinéens. »
C’est l’âme du projet UFDG. Un parti national, pas ethnique. Un parti de convictions, pas de clientélisme. On n’y entre pas par amitié ou par intérêt mais par engagement pour la Guinée.
Son message est limpide : la politique n’est pas un commerce où on vient négocier des avantages personnels. C’est un engagement au service du pays.
Enfin, Fodé Oussou a pointé l’hypocrisie de certains militants qui prétendent avoir des excuses pour se détourner du combat :
« C’est comme quand on dit que c’est à cause de la pluie que tu n’es pas allé voir ta femme. C’est que tu ne voulais pas la voir. »
Une image populaire, parlante, pour dénoncer la mauvaise foi. Ceux qui veulent militer, militent même sous la pluie des difficultés. Ceux qui veulent fuir trouveront toujours des prétextes.
Ce discours est plus qu’un rappel à l’ordre. C’est un appel à l’authenticité.
L’UFDG ne peut pas gagner avec des militants qui doutent de leur propre cause.
Elle ne peut pas être nationale si elle se laisse diviser par des querelles de prestige ou des calculs personnels.
Elle ne peut pas réconcilier la Guinée si elle n’impose pas d’abord la discipline et la sincérité en son sein.
En un mot, c’est un appel à la loyauté et à la maturité politique.
Le Vice-président l’a compris : pour réussir, l’UFDG doit faire le tri en posant clairement la question : « Pourquoi es-tu ici ? »
Si c’est pour la Guinée : bienvenue, fraternité, engagement commun.
Si c’est pour soi seul : qu’on ait au moins l’honnêteté de le dire.
Ce samedi, Fodé Oussou Fofana n’a pas dit ce que tout le monde voulait entendre. Il a dit ce que tout militant sincère avait besoin d’entendre.
Oui : il faut de la foi.
Oui : il faut de la conviction. Oui : il faut du courage.
Car le jour où Cellou Dalein Diallo prêtera serment comme Président de la République, ce ne sera pas la victoire des plaintes et des excuses. Ce sera la victoire de l’engagement, de la discipline et de la foi tenace d’hommes et de femmes qui n’ont jamais renoncé.
Militants de l’UFDG : c’est à nous d’écrire cette victoire.
Alpha Issagha Diallo
Militant, témoin du réel
