Restrictions de connexion à l’approche de la présidentielle : la société civile tire la sonnette d’alarme
À quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025, de nombreux citoyens éprouvent de sérieuses difficultés à accéder à Internet. Cette situation suscite de vives inquiétudes au sein des organisations de la société civile guinéenne, qui redoutent un impact négatif sur le bon déroulement du processus électoral.
Interrogé sur la question ce mardi 23 décembre 2025, Ange Gabriel Haba, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), a appelé l’État à assumer pleinement ses responsabilités. Selon lui, l’engagement de certains ministres dans la campagne électorale perturbe gravement le fonctionnement normal de l’administration publique.
« Il faut interpeller le Président de la République. Des ministres sont en train de battre campagne et cela a paralysé l’administration. Cette situation ne favorise ni la bonne circulation de l’information ni le traitement rapide des services publics. Elle constitue également une violation de certains principes que nous dénonçons depuis longtemps », a-t-il déclaré.
Abordant ensuite la question spécifique de l’accès à Internet, Ange Gabriel Haba a souligné les conséquences directes de ces restrictions sur les activités de la société civile.
« À ce jour, Internet est fortement restreint. Nos centres d’appels et nos acteurs, qui travaillent dans le cadre de la dynamique citoyenne chargée de réguler les plateformes de l’offre civile, rencontrent d’énormes difficultés. Et nous ne sommes pas les seuls : les citoyens, partout dans le pays, interpellent la société civile », a-t-il expliqué.
Il a également évoqué les dysfonctionnements observés sur les réseaux sociaux :
« Aujourd’hui, lorsqu’on se rend sur Facebook ou sur d’autres plateformes, on constate de sérieux problèmes. Il est impératif d’attirer l’attention de l’État sur ces questions afin qu’il réagisse. Nous sommes dans une phase déterminante du processus électoral. Ces manquements, même s’ils peuvent paraître mineurs, risquent de créer des tensions et de compromettre, par endroits, le bon déroulement du scrutin ».
Le président du CNOSCG a exprimé le souhait que les préoccupations de la société civile soient prises en compte par les autorités à tous les niveaux, dans l’intérêt de la transparence et de la crédibilité du processus électoral.
Par Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com

