Série satirique : La DGE contre la Calculatrice Épisode 4 : L’écart fantôme
On croyait avoir tout vu : des bureaux où 480 votants surgissent en 5 heures, un taux de participation gonflé de 71 % à 91 %, des bulletins nuls qui disparaissent des calculs… Mais la DGE avait encore une arme secrète : défier la loi de la nature elle-même.
Résultats partiels publiés :
– Nombre officiel de votants (91 % des bureaux dépouillés, soit 200 communes sur 375) : 4 825 292.
Mais en additionnant simplement les voix du OUI, du NON et des bulletins nuls dans les 8 régions administratives, on obtient : 4 932 015 votants.
Soit un écart fantôme de 106 723 électeurs.
C’est ici que la loi de Lavoisier aurait dû s’appliquer : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »
Mais la DGE a inventé sa propre version guinéenne :
« Tout se perd, rien ne se crée, tout se trafique. »
La calculatrice, désespérée, s’étrangle :
« Comment peut-on avoir plus de voix dans le détail que dans le total ? Vous compilez des chiffres ou vous faites de la magie noire électorale ? »
C’est alors que surgit Joachim Baba, l’air inspiré :
« Mais enfin, ce n’est pas une erreur, c’est une preuve de fluidité ! La DGE simplifie les chiffres pour qu’ils soient accessibles à tous. »
Naby Idrissa, lui, renchérit avec assurance : « Exactement ! L’écart n’est pas une fraude, c’est une pédagogie nationale. Les 106 723 voix disparues ? Elles reviendront sûrement dans le communiqué final. »
Les observateurs en ligne éclatent de rire : « En Guinée, la DGE n’est plus une Direction Générale des Élections, mais une Direction Générale des Écarts ! »
Chez la DGE, 106 723 électeurs ont appliqué la loi de la disparition totale : ils existent dans les régions, mais disparaissent dans le total national. Ici, on ne compile pas les votes, on joue à cache-cache avec la vérité.
Alpha Issagha Diallo
Compteur d’urnes et témoin du réel Huissier sarcastique des mascarades Humoriste involontaire de la DGE

