Suspension de tous les congrès de l’UFDG: ‘’C’est le CNRD qui est en train d’entretenir cette confusion là’’, accuse Dr. Édouard Zoutomou
Alors que l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) affûte ses armes pour organiser son congrès en avril, contre toute attente, le tribunal de première instance de Dixinn a ordonné ce vendredi 28 février 2025 au parti de l’ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo, de suspendre la tenue de tous les congrès.
Cette décision du TPI de Dixinn intervient alors qu’hier jeudi, le Cercle des Amis de Ousmane Gaoual (CERAG UFDG), annonçait de son côté la tenue d’un autre congrès extraordinaire.
Pour Dr. Édouard Zoutomou, président de l’UDRP, il n’y a aucun doute là-dessus : c’est CNRD qui est à l’origine de ce bicéphalisme au sein de l’UFDG.
‘’Je pense que c’est le CNRD qui est en train d’entretenir cette confusion là, parce qu’aujourd’hui, le ministère de l’administration du territoire ne reconnaît pas CERAG UFDG. Le parti qui est enregistré au ministère de l’administration du territoire, c’est bien l’UFDG conduite par Elhadj Cellou Dalein Diallo. Donc, chercher à dire qu’il y a deux ou trois, c’est créer la confusion. À mon avis, on ne devrait même pas parler de cela, et mieux, nous avons dit que si ce n’est pas des efforts qui sont entretenus au niveau même du CNRD, pour simplement nuire à l’UFDG, on ne devrait même pas parler de ceci et de cela. Parce qu’ils ne sont pas reconnus. Le CERAG UFDG, je ne dirai qu’il n’existe pas, mais ils ne sont reconnus au niveau du ministère du territoire’’, a-t-il indiqué dans une interview téléphonique qu’il a accordée à notre rédaction ce vendredi.
Poursuivant, le vice-président de l’ANAD a laissé entendre que s’il y a deux factions au niveau de l’UFDG, pourquoi le MATD n’a pas refusé d’évaluer l’UFDG à l’image d’autres partis qui étaient en litige.
‘’Pourquoi quand on faisait l’évaluation des partis politiques, on n’a pas reconnu qu’il y avait deux factions et qu’on essaye de ne pas les évaluer. On a eu exemple avec d’autres formations politiques qui avaient deux ou trois têtes. On ne les a pas évalués, on a préféré ne pas rentrer dans ces débats là jusqu’à ce que les militants les départagent. On aurait dû avoir la même approche. Je crois que la décision de suspendre vise clairement à mettre les bâtons dans les roues de l’UFDG’’, a-t-il martelé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
(+224) 611 460 410

