Suspension des partis politiques : le RPG Arc-en-ciel toujours dans l’attente d’un acte officiel
Plusieurs semaines après la fin de la période de suspension décrétée par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD), le RPG Arc-en-ciel n’a pas encore repris ses activités politiques. Contrairement à l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), qui a relancé ses actions, l’ancien parti au pouvoir conditionne toute reprise à une décision administrative formelle.
La mesure de suspension, annoncée le 22 août dernier, concernait trois formations politiques accusées de manquements aux règles de fonctionnement interne, notamment l’absence de congrès conformément aux textes en vigueur.
Dans un entretien accordé à nos confrères de Guinée360, Marc Yombouno, cadre du RPG Arc-en-ciel, estime que la responsabilité de clarifier la situation revient exclusivement au MATD. Selon lui, une suspension ne peut prendre fin sans un acte officiel.
« Lorsqu’une autorité suspend un parti, elle a aussi l’obligation, à la fin de la période, de prendre un acte pour notifier la levée ou préciser la suite à donner », a-t-il déclaré.
Le responsable politique affirme que, malgré l’expiration du délai de suspension, aucune notification écrite n’a été adressée à son parti.
« À ce jour, nous n’avons reçu aucune information officielle », a-t-il ajouté.
Marc Yombouno précise toutefois que le RPG Arc-en-ciel a engagé des démarches auprès du ministère. Une délégation du parti aurait rencontré les services compétents afin d’échanger sur les exigences administratives.
« Une de nos équipes a été reçue par le MATD et a travaillé avec les services concernés, mais nous attendons toujours une notification formelle », a-t-il expliqué.
Pour le cadre du RPG Arc-en-ciel, cette situation révèle un manque de cohérence dans la gestion administrative.
« L’administration ne doit pas fonctionner par à-coups. Ceux qui ont pris la décision de suspendre doivent aussi prendre celle de rétablir, après avoir constaté que les manquements ont été corrigés », a-t-il insisté.
Le parti justifie également sa prudence par un souci de sécurité. Il affirme ne pas vouloir reprendre ses activités sans cadre juridique clair, afin d’éviter toute tension ou intervention des forces de sécurité.
« Nous ne voulons pas provoquer dans l’environnement actuel. Nous voulons protéger nos militants et éviter tout risque inutile », a déclaré Marc Yombouno.
Malgré la suspension de ses activités publiques, le RPG Arc-en-ciel assure rester politiquement actif.
« Le RPG existe toujours, même si ses mouvements physiques sont suspendus. L’esprit du parti demeure intact », a-t-il affirmé.
Dans l’attente d’une clarification officielle, les responsables du parti appellent le MATD à assumer pleinement ses responsabilités en prenant un acte administratif qui viendrait lever toute ambiguïté sur la situation du RPG Arc-en-ciel.
Raydia pour Walpmedia.info
