Victoire sans vainqueur : le malaise d’un pouvoir qui se cache (Tob Baldé)
Tous les propagandistes du régime, y compris des membres du gouvernement et de la présidence, au lieu de se retrouver auprès de #Mamadi_Doumbouya pour célébrer leur prétendue victoire, se sont rassemblés au #QG de #GMD afin de regarder… à la télévision un discours préenregistré de celui qu’ils présentent pourtant comme le vainqueur.

Cette scène est pour le moins intrigante. Elle soulève de nombreuses interrogations et laisse planer un parfum de malaise. Comment expliquer que, le soir même des résultats proclamés, aucune image ne circule montrant #Mamadi_Doumbouya entouré de ses soutiens, de ses ministres ou de ses proches collaborateurs ? Pourquoi tous ces responsables sont-ils réunis dans une salle, comme de simples téléspectateurs, pour suivre un discours diffusé à l’écran ?
Dans toute élection réellement gagnée, surtout après une victoire que l’on prétend écrasante, le réflexe naturel est la célébration collective, les accolades, les photos officielles, les démonstrations de force et d’unité. Ici, rien de tout cela. À la place : une mise en scène froide, distante, presque clandestine.

Ce décalage entre le récit officiel et les faits observables est troublant. Il donne le sentiment que quelque chose ne tourne pas rond, que tout n’est pas dit, que des éléments essentiels sont volontairement dissimulés à l’opinion publique. Cette absence, ce vide, ce silence visuel autour de #Mamadi_Doumbouya au moment censé être celui de la consécration, ne peuvent être anodins.

Une chose est certaine : on nous cache quelque chose. Et comme toujours dans l’histoire politique de notre pays, la vérité finit par refaire surface. Tôt ou tard, ce qui est dissimulé aujourd’hui se saura au grand jour.
