Vœux 2026 : aux journalistes debout malgré le silence imposé. (Olladi Ibrahima, journaliste)
À l’aube de cette nouvelle année 2026, il est un devoir moral et citoyen d’adresser des vœux sincères à celles et ceux qui portent la plume, le micro et la caméra au service de la vérité : les journalistes.
À vous qui continuez d’informer dans des conditions souvent précaires, à vous qui exercez votre métier avec passion malgré les pressions, les intimidations ou le manque de moyens financières, je vous souhaites une année de courage renouvelé, de protection et de reconnaissance.
Mais ces vœux prennent une dimension particulière pour les journalistes victimes d’un chômage imposé. Ceux-là mêmes qui n’ont jamais renoncé à leur vocation, mais à qui l’on a retiré la parole, l’antenne ou la salle de rédaction.
Mes pensées aux journalistes de Fim Fm, Espace Fm, Djoma Fm et d’autres.

Être journaliste au chômage n’est pas un choix ; c’est souvent la conséquence d’un engagement trop franc, d’une liberté de ton assumée ou d’un contexte économique et politique défavorable.
À vous, journalistes réduits au silence mais jamais résignés, j’adresses ma profonde solidarité. Que 2026 soit l’année de notre réhabilitation professionnelle, du retour à l’exercice plein et entier de notre métier, et de la fin de cette injustice qui fragilise non seulement des hommes, des femmes et des familles, mais aussi le droit du citoyen à une information libre et plurielle.
Je Formule les vœux que 2026 soit une année de réformes courageuses pour la presse, de stabilité pour les médias, de sécurité pour les journalistes et de dignité pour les travailleurs de l’information. Car une démocratie ne peut respirer pleinement lorsque ceux qui l’informent suffoquent.
Aux jeunes journalistes en quête d’opportunités, aux anciens mis à l’écart, aux reporters de l’ombre comme aux figures visibles, je souhaites une année de résilience, d’unité et d’espoir. Que la vérité retrouve ses espaces, que la parole responsable retrouve ses canaux, et que le journalisme retrouve la place qui lui revient.
Bonne et heureuse année 2026 à tous les journalistes.
Que l’espoir demeure plus fort que le silence.
