Contre La sansure

25 mai 2026 : Célébration d’une Union pas morte, pas vivante

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Chaque 25 mai, le berceau de l’humanité célèbre la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue l’Union africaine (UA). Si cette union a autrefois été la fierté de ses pères fondateurs et del’Afrique tout entière, force est de reconnaître qu’elle a aujourd’hui échoué lamentablement sur toute la ligne.

Aucun des objectifs fondamentaux, ou presque, qui lui ont été assignés n’a été atteint. Face au terrorisme galopant, aux problèmes régionaux et à la montée de la xénophobie dans certains pays, comme en Afrique du Sud, cette organisation scintille de par son incapacité à apaiser les tensions et à prévenir les conflits armés.

Oui, l’échec de l’Union africaine est désormais manifeste. Outre le fait qu’elle est à la merci des pays occidentaux qui dictent sa conduite ou qu’elle dépend financièrement et logistiquement de partenaires étrangers, elle brille de par son incapacité à résoudre les conflits, même mineurs, concernant le continent.

Lorsque l’AES descend, la CEDEAO monte ; la Communauté économique de l’Afrique centrale (CEMAC) est aux abois ; le pays de Nelson Mandela persécute, sous le nez de cette organisation africaine, les fils et filles des pays qui lui ont été d’un grand secours hier. C’est la désunion totale.

Les terroristes, eux, sèment la terreur et la désolation dans certains pays. Personne n’est épargné par ces hors-la-loi qui, au nom de l’Islam, tuent et persécutent : les femmes, les enfants, les personnes âgées… Ils pillent tout, s’attaquent à tout, même aux lieux de culte musulmans. Face à la montée en puissance de ces extrémistes, l’Union africaine et la CEDEAO restent malheureusement amorphes. Elles sont incapables de mobiliser l’Afrique contre ces bandits soutenus par certaines puissances occidentales.

Au demeurant, l’union africaine a montré ses limites. Il faut du nouveau. Elle ne peut plus; le mal est si profond qu’il lui est pratiquement impossible de rebondir. Il faut du nouveau sur l’échiquier africain.

Si les pères fondateurs de cette organisation se remuaient dans leur tombe, ils ne seraient pas du tout contents de la manière dont elle gère les problèmes africains aujourd’hui. Il est temps, oui il est grand temps pour le continent de se tourner vers une autre organisation, car l’Union africaine ne peut plus faire rêvers. Elle ne sert plus à grand-chose. Elle a montré ses limites ; il faut un changement radical, un réveil de conscience, une révolution.

Sayon MARA, Juriste

 

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