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Sommet de la CEDEAO : Burkina et Mali 20 mois et Guinée 16 mois

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Des sources informent qu’au sommet de la CEDEAO qui va se tenir en fin de semaine à Accra, le Mali et le Burkina Faso, qui font face à des rébellions, les délais de la transition pourraient être de 20 mois. En Guinée, 16 mois seront accordés au CNRD. Chacun des pays devrait réadapter son chronogramme en fonction de ces délais.

En Guinée où la situation était bien partie, le 5 septembre dernier, pour redémarrer le camion, Colonel Doumbouya et ses camarades, conseillés par des acteurs sociopolitiques non représentatifs (Dansa Kourouma, Lansana Kouyaté et consorts, selon un commentateur), ont mis la marche arrière et clignoté vers l’avenue « chasse aux sorcières », dans le seul but d’éliminer les candidats Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, susceptibles de gagner la prochaine élection présidentielle si la transition se déroule normalement.

Le président sénégalais, Macky Sall, dans une interview qu’il a accordée à JA. souligne qu’au Sommet d’Accra, « pour la Guinée, la Cedeao va devoir prendre des mesures. Nous étions tout à fait disposés à collaborer avec les nouvelles autorités pour accompagner la transition. Réponse sans appel de la junte : ce sera trente-neuf mois ! C’est impensable. Le Burkina, lui, semble plus raisonnable dans ses discussions avec l’organisation ouest-africaine« .

Les 16 mois supplémentaires qui seront accordés à la Guinée concordent avec les propositions qui ont été faites par différentes forces sociopolitiques du pays, comme le FNDC, le Forum des forces sociales, le G58 et ce que la communauté internationale appelle ‘délai raisonnable’. « A cela, selon un commentateur, il faut ajouter la tension sociopolitique qui ne cesse de monter dans le pays du fait de l’arrogance des nouvelles autorités, dont l’objectif de confiscation du pouvoir est manifeste« .

 

Colonel Doumbouya et les membres de son gouvernement

 

De l’avis d’un observateur, « pour lutter efficacement contre ces juntes, il faut les sanctionner correctement, en leur interdisant des voyages à l’étranger. Mesure à appliquer aux membres du gouvernement, du CNT, etc., avec les membres de leurs familles. Il faut que les sanctions les frappent directement. Aux bi-nationaux, leur demander de faire un choix : quitter leur fonction ou subir les sanctions. Les sanctions économiques contre pays fatiguent les populations, par contre si l’on suspend les financements et on applique l’interdiction de voyages de tous les dignitaires, cela aura plus d’effets« .

Avec l’appel du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme, qui vient de demander aux autorités guinéennes de permettre les manifestations, et les sanctions qui seront prises contre la Guinée, Colonel Mamadi Doumbouya et ses camarades du CNRD accepteront-ils de dialoguer avec le G58 et le RPG a-e-c et ses alliés ?

 

Mamadou Alpha BAH

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