Contre La sansure

68ᵉ anniversaire de l’Indépendance : le discours de rupture et d’espoir de Cellou Dalein Diallo

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À l’occasion du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, célébré ce 2 octobre 2026, le leader politique Cellou Dalein Diallo a livré une adresse à la Nation particulièrement poignante. Loin des réjouissances officielles, son discours se veut un réquisitoire sévère contre l’état actuel de la démocratie guinéenne, doublé d’un appel vibrant à la résilience et à l’unité nationale face à ce qu’il qualifie de nouvelle oppression.

Un constat amer : une indépendance inachevée

Dès l’entame de son discours, Cellou Dalein Diallo pose un diagnostic sans concession sur la situation sociopolitique du pays. Pour lui, la libération du joug colonial en 1958 ne s’est pas traduite par une véritable libération citoyenne. Il pointe du doigt une continuité dans la privation des libertés, ciblant implicitement les autorités actuelles.

« Nous ne sommes toujours pas des hommes libres avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. L’oppresseur a changé, mais l’oppression demeure, nourrie et entretenue par de pseudo-libérateurs et de fieffés prédateurs », a-t-il affirmé.

Le leader de l’UFDG rappelle que l’indépendance ne doit pas se résumer à des commémorations, mais doit être une « promesse de tous les instants » garantissant la dignité citoyenne et un État au service de tous.

Dénonciation des violations des droits humains

Dans un passage lourd de sens, faisant écho aux crises politiques et sociales récentes de la Guinée (exils politiques, disparitions, restrictions de la liberté d’expression), Cellou Dalein Diallo dresse le portrait en creux d’une justice instrumentalisée. Il appelle à bâtir une Nation libérée de la peur.

« Nous devons laisser à nos enfants une Guinée où nul ne se verra contraint de renoncer à ses droits pour survivre, nul ne sera forcé de se taire […] où l’exil ne sera pas la rançon de la liberté, où aucune famille ne sera condamnée à vivre dans l’angoisse de ne pas savoir ce qu’est devenu l’un des siens », a-t-il déclaré.

L’appel à la résistance démocratique pacifique

Malgré ce tableau sombre de ce qu’il qualifie d’une Nation « prise en otage », le message se veut résolument optimiste. Rendant hommage aux pionniers de 1958, aux diplomates, militaires et intellectuels qui ont bâti le pays, il exhorte les Guinéens à s’inspirer de cet héritage pour défendre leurs acquis démocratiques.

Il prône une lutte ferme pour la souveraineté populaire, mais insiste sur un point crucial : ce combat doit se mener sans haine ni esprit de vengeance.

« Les Guinéens n’ont jamais renoncé à leurs libertés individuelles et ne renonceront pas davantage à leurs droits de choisir leurs dirigeants. […] Une autre Guinée est possible », a-t-il lancé.

En conclusion, Cellou Dalein Diallo réitère son engagement total à œuvrer avec tous les patriotes pour l’avènement d’une République juste et démocratique, appelant l’amour du pays à transcender les divisions actuelles.

Lerevelateur224.com

Source: https://www.lerevelateur224.com/2026/10/02/

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