Contre La sansure

Cellou Dalein Diallo et ses éternels opposants : Radiographie d’une trahison bien huilée!

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« L’aiguille que l’on cherche au loin dort souvent sous les pieds d’un proche. Il arrive un moment où il faut cesser de blâmer l’extérieur et instruire son propre réquisitoire. »

Voilà plus de quinze ans que Cellou Dalein Diallo tente de décrocher les clés de Sékoutoureya. Quinze longues années à courir après un rêve présidentiel, souvent freiné non pas par la seule adversité extérieure, mais par les fissures internes de son propre camp. Et si le verrou de la victoire n’avait jamais été à l’extérieur, mais bien sous les pieds de ses propres collaborateurs ?

L’histoire politique guinéenne est un théâtre sans fin, mais l’UFDG y joue trop souvent le rôle de la tragédie interne. Dans l’ombre de Cellou se sont succédé des hommes de confiance devenus des hommes de rupture. Bah Oury, jadis bras droit, devenu rival idéologique. Ousmane Gaoual, autrefois porte-flambeau médiatique, devenu adversaire politique sans complexe. Cellou Baldé, jeune loup prometteur, désormais figure d’un schisme annoncé. Tous ont trempé dans l’eau trouble de la trahison, jusqu’à transformer la rivière militante en fleuve d’amertume.

Mais ce sabotage politique ne naît pas du hasard. Il est le fruit d’une haine froide, organisée, subtilement orchestrée contre Alpha Condé, méthodiquement entretenue par ces mêmes traîtres, qui n’ont jamais accepté le triomphe politique de Cellou en tant que leader national. Leur obsession n’a jamais été la victoire de l’UFDG, mais l’élimination de tout lien stratégique capable de faire gagner Cellou. Dans l’ombre du mépris, ils ont creusé un fossé entre lui et toutes les énergies politiques capables de l’amener au cœur du pouvoir central.

L’UFDG est son propre ennemi

L’ennemi, disait Sun Tzu, n’est pas toujours devant vous. Il peut être dans votre camp, dans votre oreille, dans votre planning stratégique. À force de reproduire les mêmes schémas, de s’enfermer dans une logique de leadership paternaliste sans rénovation structurelle, le parti devient son propre piège. À ce rythme, la dévotion du peuple finira par se dissoudre dans le scepticisme. Et les clés de Sékoutoureya, au lieu d’être forgées, seront rouillées à force d’être convoitées sans méthode.

La trahison n’est pas un accident, elle est le symptôme.

Si rien ne change, elle continuera. Car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le parti, pour espérer incarner l’alternance, devra d’abord incarner une rupture interne : rupture avec les ambitions parasites, les compromis stériles, les fidélités de façade. Sinon, ce ne sera pas l’opposition qui sera éternelle, mais l’échec.

Par Siba Béavogui

Source: https://www.guineefutur.info/2025/08/04/cellou-dalein-diallo-et-ses-eternels-opposants-radiographie-dune-trahison-bien-huilee/

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