Trois chaises vides, trois cœurs pleins — Devoir de mémoire
Septembre 2013, au siège emblématique de l’UFDG. Ils étaient là, debout dans leur foi, assis dans leur dignité, portés par une conviction inébranlable.
Ils ne sont plus là physiquement, mais leurs regards traversent encore nos batailles.
Elhadj Serenden, du comité national des sages, Elhadj Abdoulaye Bailo,et l’honorable Mamadou Dian Diallo : trois piliers, trois visages de la loyauté, trois mémoires vives.
Ils nous ont appris que militer, ce n’est pas suivre le vent.
Que l’engagement se mesure dans le silence des sacrifices, que la fidélité n’a pas besoin de lumière pour briller.
Nous leur devons la rigueur, le respect, la patience dans la lutte.
Nous leur devons nos convictions intactes, et cette promesse silencieuse : ne jamais trahir.
Aujourd’hui, nous les pleurons sans faiblesse.
Car ils ne sont pas partis : ils se sont seulement retirés du visible.
Ils veillent, de là-haut, sur le combat qu’ils ont aimé.
Paix à leurs âmes.
Miséricorde à leurs parcours.
Et qu’Allah les accueille dans Son infinie lumière.
C’est pour eux que nous ne pouvons pas abandonner.
Alpha Issagha Diallo
Militant, témoin du réel
