GAC spoliée – Bauxite expropriée : l’appétit sans fin des frères Wazni
Quand la mafia minière rafle les stocks de la GAC au marché noir
De Conakry à Kinshasa, le nom Wazni est devenu synonyme de puissance financière, d’opacité et de prédation. Les deux frères, Fadi et Henry, ont bâti un empire familial qui s’étend de la logistique minière en Guinée jusqu’au système bancaire en République démocratique du Congo.
Le premier, Fadi Wazni, est présenté comme l’homme fort de la bauxite guinéenne, maître des concessions, acteur central de la SMB et figure controversée dans l’affaire des stocks de la GAC écoulés au marché noir.
Le second, Henry Wazni, s’est imposé dans le monde de la finance : il dirige l’une des plus grandes banques de la RDC, consolidant ainsi l’influence familiale sur un autre pilier stratégique, celui des flux financiers africains.
Héritage et stratégies parallèles
Ayant reçu très tôt le sens du commerce en héritage, les deux frères ont su se glisser dans les interstices laissés vacants par des États fragiles.
• Fadi a transformé le secteur minier guinéen en un champ de monopole, jouant sur ses relais politiques et ses méthodes controversées.
• Henry, de son côté, a bâti des réseaux bancaires solides à Kinshasa, faisant prospérer un capitalisme familial où le secret et l’entre-soi dominent.
Leur logique est la même : occuper des positions stratégiques, contrôler les flux — qu’ils soient de bauxite ou financiers — et verrouiller les espaces économiques au profit exclusif d’intérêts privés.
Fadi Wazni : de l’épicier de la CBG à l’arrogant monopoleur
Autrefois perçu comme un simple « épicier de la CBG », Fadi Wazni se pavane aujourd’hui avec l’arrogance d’un magnat intouchable.
Ses liens présumés avec le Hezbollah libanais, ses investissements opaques, et son rôle de sponsor de la prostitution aux îles de Los alimentent une réputation sulfureuse.
Derrière la façade officielle, il cultive une boulimie maladive du monopole, n’hésitant pas à recourir à la menace, aux intimidations et aux réseaux occultes pour s’imposer comme le pivot incontournable du secteur minier.
Les stocks de GAC : une spoliation au marché noir
Selon des informations obtenues par nos investigations, les stocks de bauxite de la GAC auraient été vendus au marché noir, en dehors de tout cadre légal.
Derrière cette opération opaque, le nom de Fadi Wazni apparaît en filigrane.
Avec ses relais à la tête de SMB Mining, il aurait orchestré l’achat illégal de cargaisons stratégiques, privant l’État guinéen de revenus colossaux au profit de réseaux parallèles.
Une stratégie criminelle sans limite
La mine qu’il contrôle déjà ne lui suffit plus. Fadi veut tout pour lui seul : concessions, cargaisons, stocks.
D’après plusieurs témoignages, il n’hésite pas à user de menaces de mort et de manœuvres mafieuses pour neutraliser toute opposition.
Ce système de prédation extrême, bâti sur la corruption, le recel et la violence, plonge l’industrie minière guinéenne dans un marasme inédit.
Vers une chute brutale ?
Mais cette fuite en avant criminelle pourrait bientôt se retourner contre lui. Après cette transaction illégale, Fadi Wazni risque gros : arrestation, expropriation et expulsion vers le Liban.
Déjà, certaines institutions internationales commencent à scruter de près ses agissements.
Conclusion : un dossier explosif
L’affaire des stocks de la GAC vendus au marché noir illustre le niveau de criminalité économique atteint par certains barons de la bauxite.
Au cœur de cette mécanique, Fadi Wazni s’impose comme le symbole du recel et de l’arrogance mafieuse dans un secteur censé être le moteur du développement guinéen.
La question demeure : combien de temps encore les frères Wazni pourront-ils acheter leur impunité avant que la justice nationale ou internationale ne frappe à leur porte ?
