Contre La sansure

Cellou Dalein Diallo: ‘’Nous sommes en face d’une dictature…’’

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Dans une interview accordée au Journal Afrique de France 24 ce dimanche 15 mars 2026, l’opposant historique guinéen, Cellou Dalein Diallo, a vivement réagi à l’actualité politique brûlante de son pays

S’exprimant depuis son exil, le leader de l’UFDG a fustigé les récentes décisions des militaires au pouvoir en Guinée, notamment la dissolution massive de partis politiques.

Une « mise à mort » de la démocratie

Au cœur de son intervention, Cellou Dalein Diallo est revenu sur l’arrêté du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ayant conduit à la dissolution de 40 partis politiques au début du mois de mars. Le président de l’UFDG se dit « indigné, mais je suis pas surpris.» ‘’Parce que la junte guinéenne s’est illustrée dans la restriction et de la violation des droits de l’homme…’’, assure-t-il.

Un climat de répression généralisé

L’opposant a dressé un portrait sombre de la gouvernance de Mamadi Doumbouya, affirmant que la Guinée est désormais régie par une « dictature érigée en mode de gouvernance ».

‘’Nous vivons une situation catastrophique. Les libertés publiques sont restreintes, et nos cadres font face à des menaces de disparitions forcées ou d’emprisonnement’’, rélève-t-il.

Il a également critiqué la légitimité du régime, rappelant que les engagements initiaux de la transition — notamment le retour à l’ordre constitutionnel fin 2024 et la non-candidature des membres de la junte — n’ont pas été respectés.

‘’Doumbouya n’a aucune légitimité. Il a violé son serment d’officier. Il a juré de ne pas se présenter aux élections qui devraient mettre fin à la transition. Il a violé son engagement. Il n’a aucune légitimité. Le jour l’élection, les gens ne sont même pas sortis. Les résultats ont été préparés d’avant. Ils ont été proclamés sans que ça ne soit pas le reflet de la vérité des urnes. Donc, nous ne reconnaissons pas la légitimité de ce pouvoir et nous sommes en face d’une dictature qu’il faut nécessaire dégager, pour que les guinéens puissent jouir de leurs droits et libertés. La Guinée est une dictature’’, assure-t-il.

Appel à la communauté internationale

Face à ce qu’il qualifie de « parjure » et de « hold-up électoral », Cellou Dalein Diallo a réitéré son appel à la justice internationale et à une mobilisation accrue de la CEDEAO. Il estime que le dialogue est aujourd’hui impossible avec un pouvoir qui ne respecte ni sa propre charte, ni les droits fondamentaux des citoyens.

L’ancien Premier ministre a conclu en affirmant sa détermination à poursuivre la lutte pour une « transition » véritablement inclusive dit-il, malgré les poursuites judiciaires qu’il qualifie de « cabale politique » visant à l’empêcher de concourir aux futures échéances électorales.

Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

https://www.lerevelateur224.com/

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