L’imposture de l’univers kafkaïen d’un rat de palais au scalpel
Lorsqu’un criminel de droit commun, dont la seule vertu est d’avoir érigé le viol en héritage et le chantage en sacerdoce, s’autorise à prophétiser la chute d’un État, ce n’est plus de l’analyse, c’est une souillure, une ignominie qui offense l’intelligence et la morale des hommes à qui il s’adresse. Cheikh Yérim Seck, ce nom qui résonne dans les couloirs de l’infamie comme le glas d’une déontologie assassinée, vient de commettre une énième saillie contre la Guinée et son Président, Mamadi Doumbouya. Mais que vaut la parole d’un homme qui ne voit dans la plume qu’un poignard de mercenaire et dans le micro qu’une sébile de mendiant ? Sa voix, loin d’être celle d’un oracle, n’est que l’écho lointain d’une conscience corrompue, un murmure fétide dans le grand concert des nations.
La rhétorique alarmiste de ce « journaliste » n’est que le revers d’une facture impayée, le chant aigre d’une sirène éconduite. L’histoire se répète, monotone et prévisible, avec la régularité d’une horloge détraquée. En 2009, il tentait déjà de vendre son âme au Président Moussa Dadis Camara pour la modique somme de 500 000 euros par trimestre, une somme qui aurait pu panser bien des plaies guinéennes. Face au refus patriotique d’un chef qui préférait nourrir son peuple plutôt que d’engraisser un parasite médiatique, Seck a transformé son encre en venin, sa plume en stylet, et son micro en arme de destruction.
Hier avec Alpha Condé, aujourd’hui avec les dirigeants de l’AES et le Président Doumbouya, le mode opératoire reste le même, d’une constance effrayante : le chantage précède la calomnie, la proposition indécente précède l’invective. On propose d’embellir l’image contre espèces sonnantes et trébuchantes ; si la porte reste close, on prophétise l’apocalypse, on déverse un torrent de mensonges et d’accusations gratuites. Ce fut le cas avec Moussa Dadis Camara, dont le refus catégorique de céder à ses exigences fut suivi de pamphlets incendiaires. Je me souviens encore, comme si c’était hier, de sa tribune contre Dadis que je suis allé faire imprimer au cyber en face du camp du genie militaire à Sangoyah. Elle était virulente, cette tribune.
Les révélations du capitaine, par la suite, ont éclairé la religion de plus d’un sur ce qu’était cet pseudo-journaliste. Ce fut le cas avec Alpha Condé, dont l’échec de ses démarches fut payé par des critiques acerbes. Ce fut le cas avec les dirigeants de l’AES, dont les tentatives répétées se soldèrent par des attaques ciblées. Et c’est aujourd’hui le cas avec Mamadi Doumbouya, dont les portes closes ont engendré cette chronique diffamatoire. C’est la danse macabre du mercenaire, dont la loyauté n’a d’égale que le montant de l’offrande.
Cheikh Yérim Seck est ce « rat des palais » décrit par les moralistes, celui qui ne vit que des miettes de la corruption et qui mord la main qui refuse de le nourrir. Sa chronique n’est pas une analyse politique, c’est le cri de détresse d’un courtisan éconduit, le râle d’un prophète de malheur dont les oracles ne sont que des règlements de comptes. Il y dénonce, avec l’aplomb des imposteurs, << trafic >>, << corruption systémique >>, << rapts >>, << éliminations physiques >>, etc. Autant d’accusations graves, assénées sans la moindre preuve, sans l’ombre d’une démonstration, qui ne sont que le reflet de ses propres turpitudes et de son incapacité à concevoir une chronique professionnelle intègre.
Il parle de « fin de régime » quand les agences internationales comme Standard & Poor’s saluent la stabilité économique de la Guinée (B+), quand le programme Simandou 2040 et le projet Simandou dessinent l’avenir d’une nation souveraine et prospère. Il annonce le chaos quand l’ordre et la refondation sont à l’œuvre. La vérité est simple, et elle est insupportable à cet homme : la Guinée avance, et elle avance sans lui, sans ses conseils intéressés, sans ses articles lucratifs, sans ses prophéties de malheur. C’est ce qui le ronge, ce qui le pousse à cette logorrhée diffamatoire, cette rage impuissante et finalement ridicule.
Il y a des lignées où le fiel coule dans les veines en lieu et place du sang, où la tare morale se transmet avec la fatalité d’un destin antique. Pour Cheikh Yérim Seck, la morale n’est pas une boussole, mais un obstacle qu’il a piétiné dans une auberge de Ngor, là où sa dignité s’est fracassée contre le verdict d’un viol condamné par la justice sénégalaise. On ne donne pas de leçons de vertu quand on porte sur le front la marque indélébile de l’infamie judiciaire, quand le passé hurle les turpitudes d’une âme sans remords. Plus tragique encore, cette pathologie de l’abjection semble s’être transmise comme un héritage maudit : son propre fils, marchant dans les traces boueuses du géniteur, s’est retrouvé aux prises avec les mêmes démons de la violence sexuelle. Comme le disait si bien Rivarol, « c’est un terrible avantage de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser » ; chez les Seck, on n’a rien fait de noble, mais on a tout fait de vil, inscrivant leur nom dans les annales de la déchéance morale. L’arbre ne cache jamais la forêt de ses racines pourries. Voilà la généalogie du vice : tel père, tel fils, telle infamie !
« Il est plus facile de donner le bon conseil que le bon exemple », disait La Rochefoucauld. Cheikh Yérim Seck n’a ni conseil à donner, ni exemple à offrir. Il n’est qu’une girouette qui ne tourne pas avec le vent de l’histoire, mais avec l’odeur de l’argent. Sa parole est une monnaie dévaluée, son honneur une fiction, et son avenir un désert aride où ne poussent que les ronces de ses propres mensonges. Que les Guinéens ne s’y trompent pas : ce n’est pas le régime qui est proche de sa fin, c’est l’influence occulte de ces mercenaires de l’information qui s’éteint sous les coups de boutoir de la refondation. La Guinée, forte de sa résilience et de sa détermination, est un roc inébranlable sur lequel vos calomnies se briseront, Monsieur Seck, comme vagues impuissantes contre un phare.
Retournez à vos dossiers judiciaires, à vos silences forcés, à l’ombre de vos propres turpitudes, à vos examens de conscience. La Guinée n’a que faire des aboiements d’un chien enragé. Car comme le rappelle la sagesse ancestrale : « Les chiens aboient, la caravane de la refondation passe. » Et vous, Monsieur Seck, vous n’êtes même plus le chien qui aboie, vous n’êtes que l’ombre d’un paria qui s’agite dans le néant, un fantôme d’encre et de fiel, condamné à l’oubli que sa propre bassesse lui a tissé. Votre chronique n’est pas une fin, c’est votre épitaphe.
