Souveraineté en solde : 300 millions pour un coup de menton
Et voilà, le rideau tombe. La grande comédie du « patriotisme économique » du CNRD finit en chèque bien salé signé à Paris.
On nous parlait de souveraineté, de fermeté, de reprise en main. Résultat ? Un « règlement à l’amiable » qui ressemble surtout à une capitulation en rase campagne.
La concession de bauxite de GAC retirée en fanfare en 2025 ? Très bien, très viril et très souverain. Mais à la fin du film, c’est la Guinée qui passe à la caisse. Je dirais même la caisse noire : 300 millions de dollars. Oui, 300 millions loin des slogans creux, des discours populistes, mais du cash. Une somme astronomique aux frais du contribuable.
Direction la Cour internationale d’arbitrage de Paris. Là où les effets de manche ne valent rien. Là où les décisions se paient, littéralement.
Et soudain, le miracle intervient : Le pouvoir qui rugissait recule avec arrogance, tombe de sa table de roi. Pire, il accepte les termes de la partie adverse et paie le prix cher.
Et le plus humiliant dans cette histoire ? Il a fallu qu’une société étrangère vienne garantir la crédibilité de l’État guinéen dans sa quête de souveraineté proclamée.
Autrement dit, même pour honorer ses engagements, la Guinée version CNRD doit être cautionnée. On est passé de souveraineté proclamée à solvabilité sous tutelle.
Pendant ce temps, on sert aux Guinéens une autre fable, une montagne de sable : Simandou 2040 ; le fonds souverain magique ; 650 millions de dollars à l’horizon.
Que des promesses en cascade promettant un avenir radieux sur du sable mouvant sous perfusion de PowerPoint. Mais dans le réel, concrètement, le vérifiable ? 300 millions de dollars à payer aujourd’hui, une crédibilité internationale en lambeaux, une gouvernance qui confond démonstration de force et improvisation coûteuse par amateurisme et incompetence.
C’est ça, la quinine nationale de la gouvernance de Mamadi Doumbouya, amère, mais révélatrice de l’état chaotique dans lequel la Guinée est plongée. On vous promet 650 millions de dollars demain, mais on en perd 300 milions aujourd’hui.
Chers Guinéens continuez à rêver débout, à applaudir sans réfléchir, à soutenir aveuglément sans questionner. Simandou 2040, c’est comment vendre l’avenir pour payer les erreurs du présent.
Wait and see.
