Accord États-Unis/Iran: ce grand flou qui entoure le sort du programme nucléaire iranien
Le compte à rebours est lancé, à en croire le vice-président américain JD Vance qui a déclaré que la période de négociations de 60 jours avec l’Iran prévue dans le protocole d’accord entre les deux pays s’était ouverte ce jeudi 18 juin. Washington et Téhéran disposent donc désormais de deux mois pour négocier le contenu précis du texte qui doit mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. Parmi les points qui seront au coeur des débats : la question du programme nucléaire iranien.

Parmi les dossiers les plus sensibles qui figurent au programme des négociations entre Américains et Iraniens en vue de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre entre les deux pays, le démantèlement du programme nucléaire iranien arrive en bonne place.
Si Téhéran s’engage à ne pas « se procurer, ni développer d’armes nucléaires », de nombreuses questions restent effectivement en suspens. La principale concerne le sort des stocks d’uranium enrichi détenus par l’Iran.
Selon les dernières données de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), avant les frappes de juin 2025, la République islamique disposait d’un peu plus de 440 kilos d’uranium enrichi à 60%, auxquels s’ajoutaient plusieurs tonnes d’uranium enrichi à des teneurs plus faibles. Ce niveau reste inférieur au seuil de 90% généralement associé à un usage militaire, mais il est considéré comme particulièrement sensible par les experts.
Pour régler ce point, le protocole d’accord évoque une possibilité : diluer sur place les stocks d’uranium enrichi sous la supervision de l’AIEA.
Mais plusieurs interrogations demeurent. Les autorités iraniennes accepteront-elles de révéler la localisation de leurs stocks ? Quels mécanismes de contrôle seront mis en place ? Les États-Unis disposeront-ils d’un droit de regard ? Tous ces points restent à trancher.
Les négociations devront également porter sur l’avenir de ce qu’il reste de la filière nucléaire iranienne, des centres de recherche aux centrifugeuses.
Les deux parties se donnent 60 jours pour parvenir à un accord détaillé, sans exclure la possibilité de prolonger les discussions si nécessaire.
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