Contre La sansure

Duel au sommet entre Pouvoir exécutif contre majorité parlementaire : la guerre de succession du “Projet” vire au choc institutionnel…le Sénégal dans une zone de turbulence ?

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Ce qui se joue entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko dépasse désormais la rivalité entre deux anciens alliés. C’est une bataille totale pour le contrôle de l’État, du parti, de l’Assemblée nationale, du calendrier électoral et du récit politique né de la victoire de 2024. Depuis le limogeage de Sonko de la Primature, le Sénégal assiste à une confrontation inédite entre le Palais et l’Hémicycle, avec en toile de fond une question explosive : qui est aujourd’hui le véritable dépositaire du “Projet” ?

La troisième issue est politique : le référendum. Si Diomaye va jusqu’au bout, le peuple sera appelé à trancher. Mais ce vote dépassera la révision constitutionnelle. Il deviendra un choix entre deux lignes, deux hommes, deux légitimités.

la République prise entre deux héritiers du même combat

Le Sénégal est entré dans une séquence de haute tension. La rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko n’est plus une affaire interne à PASTEF. Elle est devenue une crise institutionnelle majeure, une guerre de succession autour du projet de 2024 et une bataille anticipée pour les élections locales de 2027.

Le président veut s’émanciper de la tutelle politique de Sonko et construire sa propre majorité. Sonko veut empêcher le président de vider le projet de sa substance et de bâtir un pouvoir présidentiel autonome sur les ruines de PASTEF. Entre les deux, l’Assemblée, le Conseil constitutionnel, le référendum, les maires, les nominations et le budget sont devenus des armes.

Le plus inquiétant est peut-être là : chacun des deux camps estime défendre la démocratie contre l’autre. Diomaye se présente comme le garant de l’État et de la stabilité institutionnelle. Sonko se présente comme le gardien du projet et de la souveraineté parlementaire. Mais à force de se disputer l’héritage de 2024, les deux anciens alliés risquent d’ouvrir une crise de régime dont personne ne peut encore mesurer les conséquences.

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