Sierra Leone : l’armée apporte des précisions sur l’interpellation de cinq Guinéens

L’arrestation est intervenue le jeudi 2 juillet 2026, dans le cadre d’une opération de contrôle de routine menée par les agents sierra-léonais chargés de la surveillance des mouvements transfrontaliers.
Intervenant sur les antennes de Peace Radio et de Sierra Leone Police Online TV, le lieutenant-colonel Yayah Brima, directeur des relations publiques et de l’information de la Défense, est revenu sur les faits et a livré la version officielle des autorités.
« Lors d’un contrôle de routine effectué au poste de Madina, situé près de la frontière guinéenne, les agents de sécurité ont contrôlé un véhicule immatriculé en Guinée. Pendant la fouille, ils ont découvert : un fusil de type AK-47 ; des munitions ; une tenue militaire ; une paire de bottes militaires ; une casquette militaire. Cinq personnes se trouvaient dans le véhicule, dont le conducteur. Quatre personnes se sont présentées comme des civils et une personne comme un militaire en activité », a expliqué l’officier.
Poursuivant ses explications, le responsable militaire a indiqué que les conditions de transport du matériel découvert ont motivé l’intervention des forces de sécurité. « En raison de la manière dont l’arme et les équipements étaient transportés et dissimulés, les forces de sécurité ont procédé à leur arrestation afin de mener une enquête », a-t-il ajouté.
Alors que certaines publications relayées sur les réseaux sociaux faisaient état de la découverte d’un camion entier rempli d’armes et de munitions, le lieutenant-colonel Yayah Brima a tenu à démentir ces informations. « Ces informations étaient fausses. Il ne s’agissait pas d’un important stock d’armes, mais d’une seule arme AK-47 accompagnée de munitions et d’équipements militaires », a-t-il précisé.
Les cinq personnes interpellées ont été remises aux autorités compétentes afin de permettre à l’enquête d’établir les circonstances exactes de l’affaire, de déterminer leurs intentions éventuelles et d’identifier les suites judiciaires appropriées.
À cette occasion, le directeur des relations publiques et de l’information de la Défense a également appelé à la prudence dans la diffusion d’informations non vérifiées. « Il est important que les citoyens évitent de diffuser des informations non vérifiées, car cela peut créer de la peur, nuire à l’image du pays et compliquer le travail des services de sécurité. Les forces de sécurité travaillent pour protéger la population. Lorsqu’un individu commet une faute, il ne faut pas automatiquement condamner toute une institution. Les comportements individuels ne représentent pas toujours les politiques ou les valeurs d’une organisation entière. Le rôle des citoyens est aussi essentiel : collaborer avec les forces de sécurité, signaler les situations suspectes et contribuer au maintien de la paix », a-t-il laissé entendre.
Cette mise au point intervient alors que l’affaire suscite des réactions des deux côtés de la frontière, dans un contexte où les autorités des pays voisins restent particulièrement vigilantes face aux mouvements transfrontaliers et aux enjeux sécuritaires régionaux.
Abdoul Malick DIALLO

