« Démagogie et mauvaise foi » autour de la LFR : Le Président de l’AN, Ousmane Sonko rejette les accusations de blocage parlementaire
Avant d’entrer dans le détail de l’ordre du jour, le président de l’Assemblée nationale a tenu à réagir, au nom de l’institution, à la polémique récente sur l’absence de loi de finances rectificative pour 2026. Ousmane Sonko a affirmé que l’Assemblée n’avait « jamais reçu de notification de loi de finances rectificative pour l’année 2026 » et que le gouvernement n’avait « jamais saisi l’Assemblée nationale d’une demande complète accompagnée d’un projet de loi de finances rectificative ». Il a dénoncé toute tentative d’« instrumentaliser » ce dossier sur le plan politique pour laisser croire que le Parlement aurait délibérément bloqué l’examen d’un tel texte, qualifiant cette lecture de « démagogie » et de « mauvaise foi ». Il a par ailleurs appelé l’ensemble des acteurs politiques, « ouvertement ou de manière déguisée », à respecter l’institution parlementaire et à veiller à la fiabilité des informations qu’ils diffusent à son sujet.
Parallèlement, le président de l’Assemblée a précisé, conformément à l’article 2 de l’arrêté du Bureau ayant convoqué la session, que les députés examineront au cours de cette période le projet de loi n°21/2026 modifiant la loi n°2016-09 du 14 mars 2016 portant carte d’identité biométrique CEDEAO, les trois propositions de loi déposées en ouverture (Code pétrolier, lois de finances, santé carcérale), ainsi que le rapport de la mission d’information parlementaire relative à la commercialisation des produits de la marque Softcare.
La séance a été levée à l’issue de la lecture de l’ordre du jour, Ousmane Sonko invitant les membres de la Conférence des présidents à se réunir immédiatement au niveau 4 de la salle de conférence de la Présidence pour arrêter le calendrier de travail des textes inscrits à cette session extraordinaire.

