APPEL CITOYEN À SON EXCELLENCE MONSIEUR LE GÉNÉRAL MAMADI DOUMBOUYA (Par Fode Diakite Sylla)
Monsieur le Président de la Republique de Guinée, le temps est venu de rassembler et de reonstruire les Guinéens.
Pardonner pour rassembler — Rechercher la vérité pour guérir — Rendre justice pour reconstruire — Dialoguer pour réconcilier la Nation
Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Chef de l’État,
Chers compatriotes,
Peuple de Guinée,
La Guinée traverse une étape importante de son histoire.
Notre pays dispose de ressources naturelles considérables, d’une jeunesse nombreuse, de femmes et d’hommes talentueux, d’une diaspora riche de compétences et d’expériences, ainsi que d’un potentiel économique, social et culturel considérable.
Mais aucune richesse naturelle, aucune infrastructure, aucun investissement et aucun projet de développement ne suffiront, à eux seuls, à construire une Nation durable si les blessures du passé demeurent ouvertes et si les fractures entre les citoyens continuent de s’approfondir.
C’est pourquoi, au-delà de nos divergences politiques, idéologiques, sociales, ethniques ou régionales, nous lançons aujourd’hui un appel citoyen en faveur de l’apaisement, du dialogue, de la justice et de la réconciliation nationale.
Notre démarche n’est dirigée contre personne.
Elle ne vise ni à réécrire l’histoire, ni à effacer les responsabilités, ni à nier les souffrances des victimes.
Elle repose sur une conviction républicaine fondamentale
La Guinée appartient à tous les Guinéens.
Lorsque la Nation connaît des divisions profondes, la responsabilité des dirigeants comme celle des citoyens est de rechercher les voies permettant de transformer les blessures en enseignements, les confrontations en dialogue et les divisions en une volonté commune de reconstruire.
I. UN MESSAGE DE RECONNAISSANCE ET D’ENCOURAGEMENT À L’APAISEMENT
Monsieur le Président,
À l’occasion de votre discours prononcé le 2 octobre 2026, à l’occasion du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République de Guinée, nous avons suivi avec attention les orientations et les messages que vous avez adressés à la Nation.
Nous souhaitons vous exprimer notre considération pour les messages de patriotisme, d’unité nationale, de paix et d’apaisement qui ont marqué cette intervention.
Dans un contexte où notre pays aspire à retrouver davantage de sérénité, de cohésion et de confiance, toute initiative susceptible de contribuer à la décrispation du climat national mérite d’être encouragée.
Nous avons également pris acte des mesures de grâce annoncées en faveur de plusieurs compatriotes détenus dans le cadre de dossiers à caractère politique.
Nous considérons que de telles mesures, lorsqu’elles sont prises dans le respect des prérogatives constitutionnelles et du cadre légal, peuvent contribuer à créer un climat plus favorable au dialogue.
Nous vous encourageons donc respectueusement à poursuivre, lorsque les circonstances et le droit le permettent, cette dynamique d’apaisement.
II. RÉCONCILIER NE SIGNIFIE NI OUBLIER NI RENONCER À LA JUSTICE
Monsieur le Président,
Nous souhaitons rappeler un principe essentiel
«Le pardon ne signifie pas l’oubli.
La réconciliation ne signifie pas l’impunité.
Le dialogue ne signifie pas le renoncement aux principes.
Une démarche nationale de réconciliation devrait pouvoir s’appuyer sur plusieurs exigences complémentaires
Vérité → Justice → Réparation → Dialogue → Réconciliation → Garanties de non-répétition.
Les victimes doivent pouvoir être entendues.
Les familles doivent pouvoir accéder à la vérité.
Les responsabilités doivent être établies lorsqu’elles peuvent légalement l’être.
Les personnes injustement privées de liberté doivent pouvoir bénéficier des mécanismes juridiques prévus par la République.
Et lorsque les conditions constitutionnelles et légales sont réunies, des mesures de clémence, de grâce ou d’apaisement peuvent contribuer à ouvrir une nouvelle étape.
Nous ne demandons donc pas une paix fondée sur le silence.
Nous appelons à une paix construite sur la vérité, la justice, la dignité, la responsabilité et la réconciliation.
III. LA VÉRITÉ SUR LES PERSONNES DISPARUES : UNE EXIGENCE POUR LES FAMILLES
Parmi les blessures les plus profondes de notre histoire figurent les situations de personnes portées disparues, dont le sort demeure inconnu et dont les familles attendent encore des réponses.
Derrière chaque disparition, il y a une famille.
Une mère qui attend.
Un père qui espère.
Des enfants qui grandissent dans l’incertitude.
Des frères et des sœurs qui cherchent des réponses.
Nous appelons donc respectueusement les institutions compétentes à renforcer les mécanismes permettant
– de rechercher les personnes portées disparues
– d’établir les circonstances des faits
– d’informer les familles
– de préserver les archives et les éléments de preuve
– d’identifier les responsabilités lorsque celles-ci sont établies conformément au droit
– d’envisager les réparations appropriées lorsque les conditions légales sont réunies
– et de mettre en place des garanties destinées à prévenir la répétition de tels drames.
Il ne s’agit pas de préjuger des responsabilités.
Il s’agit de permettre à l’État de rechercher la vérité.
Une Nation ne peut véritablement avancer si certaines familles demeurent condamnées à vivre dans l’incertitude.
IV. JUSTICE, RÉPARATION ET DIGNITÉ DES VICTIMES
Monsieur le Président,
Nous appelons également l’attention sur les personnes décédées dans des circonstances demeurées controversées ou insuffisamment élucidées, ainsi que sur les familles qui attendent encore vérité, justice et reconnaissance.
Le temps ne fait pas nécessairement disparaître la douleur.
Lorsqu’une personne disparaît, l’incertitude peut devenir une souffrance permanente.
Lorsqu’une personne est injustement privée de liberté, les conséquences touchent également ses proches.
Lorsqu’une famille perd un être cher dans des circonstances qui demeurent inexpliquées, elle conserve légitimement le droit de rechercher la vérité
La réparation peut prendre différentes formes
– reconnaissance des préjudices
– accompagnement des familles
– réhabilitation lorsque l’injustice est établie
– indemnisation lorsque les conditions légales le permettent
– accès aux informations et aux archives
– préservation de la mémoire
– garanties de non-répétition.
Réparer ne signifie pas diviser.
Une démarche juste et équilibrée peut au contraire contribuer à restaurer la confiance des citoyens envers les institutions.
V. OUVRIR UN DIALOGUE NATIONAL VÉRITABLEMENT INCLUSIF
Monsieur le Président,
Nous appelons à l’ouverture d’un dialogue national véritablement inclusif, respectueux de la diversité des sensibilités guinéennes.
Ce dialogue pourrait associer notamment
– les forces politiques
– les organisations de la société civile
– les associations de victimes
– les organisations de défense des droits humains
– les autorités religieuses et traditionnelles
– les femmes
– les jeunes
– la diaspora
– les acteurs économiques et sociaux
– ainsi que toutes les composantes attachées à l’avenir de la République
Le dialogue ne signifie pas que chacun doit renoncer à ses convictions.
Il signifie que les désaccords doivent pouvoir être exprimés sans transformer les adversaires politiques en ennemis de la Nation.
Nous pouvons être opposés politiquement sans être ennemis humainement.
Nos divergences peuvent demeurer profondes sans devenir des haines irréconciliables.
La démocratie ne consiste pas à supprimer les différences ; elle consiste à permettre leur coexistence dans un cadre républicain.
VI. CE QUE L’HISTOIRE D’AUTRES NATIONS PEUT NOUS ENSEIGNER
L’histoire contemporaine montre que plusieurs nations ayant connu de profondes fractures politiques, sociales ou institutionnelles ont, à certains moments, choisi d’engager des processus de dialogue, de reconstruction et de réconciliation.
L’expérience de Nelson Mandela et de l’Afrique du Sud constitue notamment une référence historique importante.
Après des décennies de séparation et de confrontation, l’Afrique du Sud a placé la recherche de la réconciliation au cœur de sa reconstruction nationale.
Cette expérience ne doit évidemment pas être considérée comme un modèle parfait ni comme une formule directement applicable à la Guinée.
Chaque pays possède son histoire, ses institutions, ses blessures et ses réalités propres.
De même, l’expérience d’Abraham Lincoln, au terme de la guerre de Sécession américaine, rappelle l’importance de rechercher la guérison d’une Nation après une période de confrontation.
L’enseignement que nous pouvons en tirer est simple :
«Une victoire politique ne suffit pas toujours à reconstruire une Nation. Il faut également reconstruire la confiance entre ses citoyens.»
Ces expériences ne doivent pas être copiées.
Elles peuvent néanmoins nous rappeler qu’une société profondément divisée peut choisir de transformer son passé douloureux en perspective commune.
VII. POUR DES MESURES DE GRÂCE ET D’APAISEMENT DANS LE RESPECT DU DROIT
Monsieur le Président,
En votre qualité de Chef de l’État, et dans le respect des prérogatives constitutionnelles et légales qui vous sont reconnues, nous vous demandons humblement d’envisager, lorsque les conditions juridiques sont réunies, des mesures de grâce, de clémence ou d’apaisement en faveur de certains compatriotes concernés par des situations politiques ou judiciaires.
Nous souhaitons également qu’une attention particulière puisse être portée aux compatriotes vivant hors de nos frontières qui ont sollicité ou obtenu une protection ou un asile dans d’autres pays, lorsque leur situation individuelle et le cadre juridique permettent d’envisager un retour ou une réintégration dans la vie nationale.
Cette démarche doit naturellement respecter
– les procédures judiciaires
– les droits des victimes
– les responsabilités individuelles légalement établies
– les prérogatives des institutions compétentes
– et les engagements internationaux de la République.
Il ne s’agit donc pas de solliciter une mesure générale et indistincte qui effacerait les responsabilités.
Il s’agit d’examiner, au cas par cas, les possibilités prévues par le droit afin de contribuer à la décrispation politique et sociale.
La grâce n’est pas nécessairement un signe de faiblesse.
Dans certaines circonstances, elle peut constituer un acte de clémence, de hauteur de vue et de confiance dans l’avenir.
Elle peut également envoyer un message important à la société
La République peut défendre fermement l’État de droit tout en ouvrant, lorsque la loi le permet, la voie de l’apaisement. »»
VIII. DU 5 SEPTEMBRE 2021 À UNE NOUVELLE ÉTAPE DE L’HISTOIRE NATIONALE
Monsieur le Président,
Le 5 septembre 2021 avait suscité chez de nombreux Guinéens l’espoir d’une nouvelle étape de l’histoire nationale.
Après des années de tensions, de crises et de divisions, beaucoup aspiraient à un nouveau départ.
Aujourd’hui, nous vous adressons donc un appel :
faire de l’apaisement, du dialogue et de la réconciliation une nouvelle étape de l’histoire de la Guinée.
Si l’on compare symboliquement la Nation à une personne qui a besoin de soins, le succès ne réside pas uniquement dans le traitement des difficultés immédiates.
Il réside dans la capacité à permettre au pays de retrouver durablement sa santé institutionnelle, sa stabilité, sa confiance et sa cohésion.
La Guinée a besoin de guérir de ses divisions.
IX. LA GUINÉE A BESOIN DE TOUS SES ENFANTS
La Guinée appartient à tous ceux qui la composent.
Elle a besoin de ses citoyens de Conakry, de Labé, de Kankan, de Nzérékoré, de Kindia, de Boké, de Mamou, de Faranah et de toutes les autres préfectures et régions du pays.
Elle a également besoin de sa diaspora.
Des Guinéens vivent en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie et dans de nombreuses autres parties du monde.
Beaucoup disposent de compétences, d’expériences professionnelles, de capitaux, de réseaux et de connaissances susceptibles de contribuer au développement national.
Il serait donc souhaitable de créer les conditions permettant à celles et ceux qui souhaitent participer pacifiquement à la construction du pays de le faire dans un climat de confiance et de sécurité juridique.
Aucun Guinéen ne devrait avoir le sentiment que son pays ne lui appartient plus.
La patrie ne devrait pas être une récompense réservée à ceux qui détiennent le pouvoir.
Elle doit demeurer un bien commun.
X. POUR UNE NOUVELLE CULTURE POLITIQUE
La Guinée ne pourra construire durablement son avenir si chaque alternance politique devient une revanche et si chaque nouveau pouvoir considère systématiquement ses prédécesseurs comme des ennemis à éliminer de la vie nationale.
Nous devons progressivement construire une culture politique fondée sur
– l’État de droit
– la responsabilité
– le respect de la dignité humaine
– la liberté d’expression
– la tolérance
– la reddition de comptes
– la lutte contre l’impunité
– la solidarité nationale
– le respect des institutions
Le pouvoir passe.
La République demeure.
Les gouvernements passent.
La Guinée demeure.
Les responsables politiques passent, mais les conséquences de certaines décisions peuvent marquer plusieurs générations.
C’est pourquoi nous devons penser non seulement à la prochaine échéance politique, mais aux vingt, trente ou cinquante prochaines années de notre pays.
XI. DIX PROPOSITIONS POUR OUVRIR UNE NOUVELLE ÉTAPE
Dans cet esprit, nous soumettons respectueusement aux autorités de la République et à l’ensemble des forces vives de la Nation les dix propositions suivantes :
1. Ouvrir un dialogue national inclusif
Mettre en place un espace de dialogue permettant aux différentes composantes de la société guinéenne d’échanger dans un cadre républicain et apaisé.
2. Examiner les mesures de grâce et de clémence
Évaluer, au cas par cas, les possibilités prévues par la Constitution et la législation en matière de grâce, de clémence ou d’apaisement.
3. Renforcer la recherche des personnes disparues
Mettre en place ou renforcer un mécanisme national chargé de rechercher les personnes disparues et d’informer leurs familles.
4. Placer les victimes au cœur du processus
Garantir aux victimes et à leurs familles une place dans toute démarche nationale de vérité et de réconciliation.
5. Établir la vérité historique
Encourager un travail sérieux, documenté et pluraliste sur les grandes crises et violences ayant marqué l’histoire de la Guinée.
6. Mettre en œuvre des mécanismes de réparation
Prévoir, lorsque les conditions sont réunies, des formes appropriées de reconnaissance, de réhabilitation, d’accompagnement ou d’indemnisation.
7. Prévenir l’impunité
Veiller à ce que la réconciliation ne soit jamais utilisée pour nier les droits des victimes ou consacrer l’impunité.
8. Garantir la non-répétition
Renforcer l’État de droit, les institutions et les mécanismes de protection des libertés fondamentales afin de prévenir la répétition des crises.
9. Associer pleinement la diaspora
Faciliter la contribution économique, sociale, culturelle, scientifique et civique des Guinéens établis à l’étranger.
10. Élaborer un Pacte national
Œuvrer à l’élaboration d’un Pacte national pour la paix, l’unité, la justice, la réconciliation et la non-répétition.
XII. LA PLUS GRANDE INFRASTRUCTURE À CONSTRUIRE : LA CONFIANCE
Monsieur le Président,
Un pays peut construire des routes.
Il peut construire des barrages.
Il peut attirer des investissements.
Il peut développer son secteur minier.
Il peut bâtir des infrastructures modernes.
Mais le véritable développement d’une Nation ne se mesure pas uniquement en kilomètres de routes, en tonnes de minerais ou en volume d’investissements.
Il se mesure également à la confiance de ses citoyens, à leur sécurité, à leur dignité, à leurs libertés et à leur capacité à vivre ensemble.
La plus grande infrastructure que nous puissions construire aujourd’hui est peut-être celle qui ne se voit pas :
«la confiance entre les Guinéens.
Cette confiance ne se décrète pas.
Elle se construit par des actes.
Par l’écoute.
Par la vérité.
Par la justice.
Par la reconnaissance des souffrances.
Par le dialogue.
Par le respect des institutions.
Et, lorsque les circonstances le permettent, par le pardon.
XIII. UNE RESPONSABILITÉ DEVANT L’HISTOIRE
Monsieur le Président,
L’histoire retiendra moins les discours que les actes posés dans les moments décisifs.
Vous avez aujourd’hui la possibilité de poser des actes qui pourront être observés et jugés par les générations futures.
Les présidents qui viendront après vous écriront, eux aussi, leur propre page de l’histoire nationale.
Mais certaines décisions prises à des moments critiques peuvent devenir des références pour plusieurs générations.
Votre génération peut contribuer à déterminer si la Guinée restera enfermée dans le cycle des divisions, des confrontations et de la méfiance, ou si elle ouvrira une nouvelle période fondée sur le rassemblement.
XIV. NOTRE APPEL AU CHEF DE L’ÉTAT
Monsieur le Président de la République,
Nous vous lançons, avec respect et dans un esprit profondément républicain, cet appel
Rassemblez lorsque la Nation est divisée.
Écoutez lorsque les citoyens souffrent.
Recherchez la vérité lorsque les familles attendent des réponses.
Rendez justice lorsque les responsabilités sont établies.
Pardonnez, lorsque la Constitution et la loi le permettent.
Dialoguez avec ceux qui ne partagent pas vos opinions.
Ouvrez des voies de retour et de participation à ceux qui souhaitent contribuer pacifiquement à l’avenir de la Guinée.
Et surtout, faites en sorte que la génération actuelle puisse transmettre à la suivante une Guinée plus unie, plus juste et plus fraternelle.
Nous ne demandons pas que tous les Guinéens pensent de la même manière.
Nous demandons qu’ils puissent vivre ensemble malgré leurs différences.
Nous ne demandons pas que l’histoire soit effacée.
Nous demandons qu’elle soit étudiée, assumée et transformée en enseignement pour les générations futures.
Nous ne demandons pas que la justice soit abandonnée.
Nous demandons qu’elle soit rendue avec équité, impartialité et respect de la dignité humaine.
Nous ne demandons pas l’oubli.
Nous demandons la guérison nationale.
XV. LE TEMPS EST VENU
Monsieur le Président,
La Guinée a suffisamment souffert.
Il est temps de construire.
Il est temps de rapprocher les citoyens.
Il est temps de restaurer la confiance.
Il est temps de rechercher la vérité.
Il est temps de rendre justice.
Il est temps de réparer lorsque cela est possible.
Il est temps de pardonner lorsque les conditions le permettent.
Et surtout, il est temps de nous réconcilier avec nous-mêmes.
Cet appel n’est dirigé contre personne.
Il est lancé pour la Guinée.
Il ne cherche pas à effacer le passé, mais à permettre à notre pays de regarder son histoire en face afin de préparer son avenir.
Il ne cherche pas à opposer les Guinéens, mais à les rapprocher.
Il ne cherche pas à nier les divergences, mais à leur permettre de s’exprimer dans un cadre pacifique et républicain.
Que les générations futures puissent dire qu’à un moment difficile de son histoire, la Guinée a choisi la paix, la justice, la dignité, le dialogue et la réconciliation.
Monsieur le Président,
Le temps est venu de rassembler et de reconstruire.
Pardonner pour rassembler.
Dialoguer pour apaiser.
Réparer pour réconcilier.
Se réconcilier pour reconstruire.
Pour la Guinée.
Pour les Guinéens.
Pour les générations présentes et futures.
NOTRE PRINCIPE
Pardonner pour rassembler.
Rechercher la vérité pour guérir.
Rendre justice pour reconstruire.
Dialoguer pour réconcilier la Nation.
TRAVAIL – JUSTICE – SOLIDARITÉ
Un peuple — Une Nation — Un destin commun.
Vive la République de Guinée.
Vive le peuple de Guinée.
Vive l’unité nationale.
Vive la paix, la justice et la réconciliation.
Fait au nom de la paix, de l’unité nationale, de la justice, de la dignité et de la réconciliation du peuple de Guinée.
Fodé Diakité Sylla

Citoyen engagé pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale
