Charles Wright a essayé en vain de contredire le rapport accablant des USA

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Invité de l’émission ‘Mirador’ de FIM FM à commenter le rapport du gouvernement américain sur la situation des Droits de l’Homme en Guinée, Alphonse Charles Wright, a indiqué que le document « qui a été produit par les Etats- Unis est mis au conditionnel. Ce qui a amène à dire qu’il n’y a aucune certitude de vérité (…). Depuis notre arrivée, beaucoup d’efforts ont été fournis pour la promotion des droits de l’homme dans notre pays’’.

Pour le ministre guinéen de la Justice et des Droits de l’Homme, « c’est un rapport qui obéit à un processus classique qui n’a rien à voir avec les réalités. Ce ne sont pas les Etats-Unis qui épinglent la Guinée. Il faut que cela soit rectifié. Les Etats-Unis ont rendu un rapport sur la base d’informations qu’eux-mêmes ont reçu d’autres structures (…). Les Etats-Unis n’ont jamais épinglé la Guinée, il faut que cela soit rectifié’’.

Charles Wright explique : « ce rapport dit quoi ? Que la République de Guinée était jusque-là un État démocratique avant le coup d’Etat, c’est-à-dire avant l’avènement du CNRD au pouvoir. Il est clairement dit ici dans ce rapport, les États-Unis disent:  le ministère de la défense supervise la Gendarmerie et le ministère de la Sécurité supervise la Police Nationale, le Comité National du  Rassemblement pour le Développement supervise l’ensemble du gouvernement et des civils dirigent la plupart des Ministères. Les Ministères de la Défense et de la Sécurité sont dirigés par les généraux à la retraite, la gendarmerie et la police nationale se partagent la responsabilité de la sécurité intérieure, l’Armée assume également une certaine responsabilité en matière de sécurité lorsqu’elle est officiellement sollicitée« .

L’Ambassadeur américain, Troy Fitrell, reçu par le Ministre Charles Wright bien avant la publication du rapport.

Poursuivant, le ministre guinéen de la Justice et des Droits de l’Homme indique que « les autorités n’ont généralement pas assuré un contrôle efficace sur les forces de sécurité jusqu’au Coup d’État. Selon certaines informations, des membres des forces de sécurité auraient commis des abus » et interroge : « ces informations sont prises au conditionnel. Ce qui veut dire qu’une fois ce rapport reçu, nous en tant que département sectoriel, nous n’avons rien à garder sur les questions des Droits de l’homme et la protection des droits humains ? »

Les faits sont là : 18 morts en moins d’un an…

Pour un commentateur, « Charles Wright a essayé en vain de contredire le rapport accablant des USA. C’est peine perdue. Les faits sont là : 18 morts en moins d’un an, tous tombés sous les balles des forces militaires et paramilitaires du gouvernement dont il pratiquement le numéro deux. Ça, c’est en matière de crimes de sang car, pour ce qui est des crimes économiques, comme l’a dit le Seinkoun Kaba, l’ex Directeur du Protocole d’État, le CNRD du Colonel Doumbouya et son gouvernement sont champions dans les détournements des biens publics. Si vous voyez que ces gens s’accrochent au pouvoir, ce n’est pas pour rien… Le contenu du rapport américain a été communiqué au gouvernement guinéen avant sa publication. L’Ambassadeur américain n’a pas été reçu par Charles Wright pour rien. Ils ont abordé ces sujets des Droits de l’Homme ».

Brehim Ould MAHMOUD

 

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