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Depuis maintenant une quinzaine d’années, Cellou Dalein subit les affres, les coups bas et les trahisons de la politique.

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En vacances en France, j’ai fait le trajet en train Clermont Ferrand-Paris-Clermont Ferrand, pour rendre une visite de courtoisie à mon grand frère Elhadj Cellou Dalein Diallo. A première vue j’ai été marqué par son calme et sa sérénité alors que la météo tant politique que judiciaire est orageuse pour lui.
Ces traits de caractère ont forgé l’homme qui manipule aisément ses deux téléphones qu’il dit être son « bureau « , d’où il consulte et est consulté par le globe terrestre sans pour autant se tresser des couronnes de gloire.
A le voir assis et sans le connaître vous pensez avoir à faire à un client ordinaire de l’hôtel.
Et pourtant non. C’est bien ce Cellou Dalein passé par les arcanes et les routes consistantes dans la durée, sous le magistère du général président paysan patriarche Lansana Conté.
Ce fils synthèse du Bouramaya Fotonta et du Bouramaya fassa, a porté Cellou Dalein dans son cœur en le gardant onze ans dans le gouvernement, avec au finish, le poste de Premier ministre.
Il sera difficile d’altérer cet amour et cette confiance dans le temps et dans l’espace, car le cœur n’est pas le genou pour qu’il se plie.
J’ai rendu ce matin une visite de courtoisie à mon grand frère, Cellou Dalein, le président de l’Ufdg qui, depuis maintenant une quinzaine d’années, subit les affres, les coups bas et les trahisons de la politique.
Mais rien dans ses propos et ses gestes ne signalent des doutes, des difficultés insurmontables ou encore de la haine et du mépris envers qui que ce soit.
Comme toujours, le ton est à l’apaisement, à la fraternité entre les guinéens, tous les guinéens.
Son attitude est même déconcertante au regard de son prestige, de sa popularité et de l’ancrage de son parti dans le pays et à l’étranger, où il vient d’effectuer une tournée réussie et mobilisé des foules compactes denses et immenses de militants et sympathisants.
Le visiteur que je suis est muet par moment devant cette simplicité de cet homme qui est en soi la somme de valeurs et de vertus cardinales que peu d’entre nous peuvent revendiquer tant au plan historique que sociologique, économique et politique.
Après deux heures et demie d’horloge, j’ai décidé de prendre congé de koto Cellou et de rallier la gare de Bercy, destination Clermont Ferrand.
Lui va prendre le chemin de Dakar ce samedi et s’envoler ensuite pour Johannesburg où il doit recevoir un prix international dédié à sa résilience avant de poser ses valises au Canada.
J’ai tenu au respect du rituel. celui des bénédictions comme je le fait toujours avec les membres des descendances des prestigieuses familles maraboutiques du Fouta Djallon.
Attention, le fouta est ce long fleuve tranquille que seules ces familles peuvent connaître la profondeur.
Le Fouta est ce vieillard assis sous le fromager centenaire que seules ces familles savent s’il a les yeux fermés ou s’il dort.
Et Cellou Dalein que j’avais en face est justement issu de la plus grande d’entre elles, la seule du clan des Séléyankés, à avoir donné à la région, trois walious cousins germains et arrières petits-fils du kaldouyanké fondateur de Labé et de sa mosquée Thierno Mamadou Cellou dit Karamoko Alpha mo Labé.
Il s’agit de Thierno Mamadou Samba Mombeya, Thierno Sadou mo Dalein (l’arrière grand père direct de Cellou Dalein) et Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lelouma.
Croyez moi que j’ai tendu mes deux mains et dit AMINA plusieurs fois avant de m’engouffrer dans un taxi direction gare de Bercy.
Il était 16h à Paris, 14h à Conakry.

 

Amadou Diouldé DIALLO

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