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Dr Yayi Boni ou comment vaincre le signe indien de la discorde (Édito de M. Dian Baldé)

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Le retour du médiateur dans la cité, dimanche dernier, s’est opéré de manière feutrée. Loin des objectifs des caméras et des micros de la presse privée. Suite à une injonction faite aux reporters déployés sur place, par la direction de la communication et de l’information de la présidence de la République, de débarrasser le plancher.

Une attitude triviale dont aurait pu se passer la direction de la DCI. Qui s’est retrouvée de but en blanc sous le feu des critiques les plus acerbes de la part de la corporation. Ce clivage entretenu à dessein par la DCI est perçu comme un mauvais signe dans la perspective de cette médiation. Qui risque à cette allure, d’être réduit dans le meilleur des cas à un monologue, et dans le pire des cas à une pétaudière. Soit en porte-à-faux des résultats escomptés.

Les esprits chagrins pensent d’ailleurs que tous les ingrédients sont réunis pour que le projet de médiation finisse en eau de boudin. Vu que c’est toujours le statu quo ante qui demeure dans les rapports entre le pouvoir et les forces vives, où chaque camp campe sur ses positions.

Au fil du temps, la situation n’aura fait qu’empirer, avec la dissolution du FNDC, et les violences qui en ont découlé. Une atmosphère apocalyptique dont les échos ont ameuté Mme le Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme. Qui, dans la foulée, s’est fendue d’une missive au vitriol, adressée directement au chef de la junte.

Dans ce coup de semonce contre le pouvoir de Conakry, Michelle Bachelet y va franco, en se disant ‘’profondément préoccupée face à l’évolution récente de la situation des droits de l’homme en République de Guinée.’’ Avec une mise en relief ‘’du recours à la force par les forces de sécurité lors des manifestations des 28 et 29 juillet 2022, qui aurait entraîné un certain nombre de morts et de blessés. Des actions qui, selon le Haut-commissaire aux Droits de l’Homme, pourraient constituer des violations des droits de l’homme, y compris des droits à la vie et à l’intégrité physique.’’

Last but not least, Mme Bachelet exhorte le ‘’gouvernement à revenir sur la décision de dissolution du FNDC, et à garantir à tous les Guinéens les libertés fondamentales contenues dans la Constitution guinéenne et conventions internationales relatives aux droits de l’homme auxquelles la République de Guinée est partie’’.

Il y a de quoi échauder le médiateur.

Par Mamadou Dian BALDÉ

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