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Droits humains : l’activiste Kaly Diallo “salue” cette décision de Mamadi Doumbouya

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Le président Mamadi Doumbouya a promulgué la loi organique fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Commission nationale de l’éducation civique et des droits humains (CONECIDH). Une étape saluée par l’activiste des droits humains Mamadou Kaly Diallo, qui y voit une avancée majeure pour la promotion de l’État de droit en Guinée.

Pour Mamadou Kaly Diallo, cette promulgation traduit une volonté politique forte et donne enfin un cadre juridique à une institution prévue par la Constitution.

« En tant que défenseur des droits humains, je salue la promulgation de cette loi, qui constitue pour nous une véritable loi de référence. La CONECIDH est une institution constitutionnelle, fondée sur l’article 171 de la Constitution. Elle dispose de prérogatives importantes en matière de promotion du patriotisme, des valeurs républicaines ainsi que de la protection et de la promotion des droits humains. »

L’activiste estime que cette nouvelle institution jouera un rôle central dans la consolidation de l’État de droit.
« Sa mission fondamentale sera de promouvoir et de protéger les droits humains. C’est un véritable soulagement. Nous espérons maintenant que toutes les étapes liées à sa mise en œuvre seront rapidement respectées afin qu’elle puisse pleinement remplir son mandat. »

Interrogé sur le niveau de connaissance des citoyens en matière de droits et devoirs, Mamadou Kaly Diallo estime que l’éducation aux droits humains doit être un processus permanent.
« Les citoyens ne sont jamais suffisamment informés de leurs droits. Comme les sermons dans les mosquées ou les prêches dans les églises, la sensibilisation doit être continue. Les droits humains évoluent et leur appropriation nécessite un travail constant. »

Selon lui, la Constitution confie également à la future commission une mission de vulgarisation des textes fondamentaux.
« La Commission devra vulgariser la Constitution ainsi que les instruments internationaux relatifs aux droits humains. Certes, des campagnes de sensibilisation existent déjà, mais elles ne seront jamais suffisantes pour bâtir un véritable État de droit. »

Pour l’activiste, la CONECIDH devra accorder une place importante à l’éducation civique, notamment à travers les programmes scolaires, mais également au sein des administrations et des institutions publiques.
« Il faudra élaborer des programmes adaptés afin que l’éducation civique et les droits humains soient enseignés dès l’école, mais aussi dans toutes les institutions. Le civisme est une valeur dont notre société a besoin à tous les niveaux. »

Il rappelle que les droits humains et le civisme sont indissociables.
« Un bon citoyen, instruit sur les droits humains, connaît nécessairement ses droits civiques. Les deux vont de pair. »

À ses yeux, la priorité de la future commission devra être la prévention des violations des droits humains.
« Les violations des droits humains compromettent la paix, la sécurité et le développement. On ne peut pas mettre en œuvre des politiques de développement durables sans paix, et il ne peut y avoir de paix sans respect des droits humains. »

Il rappelle une citation souvent attribuée à Kofi Annan : « Il n’y a pas de développement sans paix, il n’y a pas de paix sans sécurité, et il ne peut y avoir ni paix, ni sécurité, ni développement lorsque les droits humains et les libertés fondamentales sont violés. »

Alors que plusieurs institutions interviennent déjà dans la promotion des droits humains en Guinée, Mamadou Kaly Diallo estime que la CONECIDH apportera une plus-value grâce à son ancrage constitutionnel.
« Cette commission tire d’abord sa légitimité de la Constitution. Sa création traduit une volonté politique indispensable à la promotion des droits humains. »

Il insiste toutefois sur l’importance de la composition de cette institution.
« Si les membres sont choisis sur la base de leurs compétences, de leur expérience et de leur expertise en matière de droits humains, la commission pourra jouer pleinement son rôle de sensibilisation, de formation et de vulgarisation. »

Pour conclure, il rappelle qu’une meilleure connaissance des droits constitue la première garantie de leur protection.
« On ne peut défendre ses droits que lorsqu’on les connaît. C’est en renforçant la formation, l’information et la sensibilisation que nous pourrons réduire les violations des droits humains et consolider durablement l’État de droit. »

Par Mamadou Saidou Diallo 

Source: https://www.guinee360.com/19/06/2026

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