Contre La sansure

Grave crise à la justice: Le Colonel doit choisir entre Charles et les magistrats (*)

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Un homme d’Etat n’a pas d’états d’âme, un commis de l’administration publique ne doit pas céder aux émotions.

Dans l’esprit de renouveau et la dynamique de rupture prônés par le pouvoir de transition, beaucoup de ceux qui sont dans la sphère de l’Etat ou les arcanes de l’administration publique, ont montré leurs limites à la tâche, pêchent par orgueil et sombrent dans l’arrogance.

La situation de la justice en est une parfaite illustration. Un seul homme prend en otage tout le système judiciaire au grand dam des justifiables. Le tableau est inquiétant : d’un côté, un ministre traumatisé par la puissance de sa fonction inespérée,  de l’autre côté, ses collègues magistrats, droits dans leurs bottes, qui ont été à l’école du Droit, n’en savent pas moins que lui, engagés à défendre leur honneur personnel, très regardants sur  l’indépendance de la justice, surtout profondément attachés à la dignité de leur profession. On ne peut en vouloir au Ministre Alphonse Charles Wright qui s’est autorisé à tout faire, si habitué à casser les codes, à marcher sur la loi et les magistrats, qu’il ne s’interdit plus rien, en véritable prince de la République.

Ce n’est pas la faute des magistrats, revenus à leur sacerdoce, plus conséquents que par le passé, si aujourd’hui, un homme isolé dans son combat, s’imagine que la justice commence et finit par lui.

Il revient au Colonel Mamadi Doumbouya de choisir entre un homme et l’Etat, de préférer Charles Wright aux magistrats ou de rétablir ces derniers dans leurs droits et leur dignité, en se débarrassant d’un collaborateur devenu très encombrant.

On le sait, le ministre de la justice n’est pas le seul membre du Gouvernement, loin s’en faut, à intimider, menacer, toiser les citoyens.

Dans l’émission, on refait le monde, de ce vendredi 15 septembre 2023, en direct, Mamadou Nangnalen Barry, a prévenu sur un ton menaçant, le chroniqueur le plus redouté du moment, Habib Marouane, de faire attention dans ses critiques à l’encontre des autorités, sous peine de représailles, en des termes à peine voilés.

Le censeur de ministre et opposant d’hier sous la bannière du FNDC, lui, ne s’était pas montré, « prudent » lorsqu’il s’en prenait au Président déchu, le Professeur Alpha Condé et à son régime. Il n’avait pas été arrêté pour ses diatribes passionnées ni n’est inquiété aujourd’hui pour ses prises de position épidermiques en faveur d’une junte.

Il y a le feu dans le lac gouvernemental.

Tout ne sera pas passé en pertes et profits.

Avis à tous les dirigeants sourds et aveugles, trop sûrs d’eux, enclins aux écarts de langage et responsables de nombreux abus de pouvoir et d’autorité. Seule, la Guinée est éternelle.

La Rédaction

(*) https://lerevelateur224.com/2023/09/15/grave-crise-a-la-justice-le-colonel-doit-choisir-entre-charles-et-les-magistrats/

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