Kirsty Coventry, nageuse zimbabwéenne légendaire, prend officiellement la tête du CIO
L’ancienne nageuse zimbabwéenne de 41 ans, élue présidente du Comité international olympique (CIO) le 20 mars 2025, prend officiellement la succession de Thomas Bach ce lundi 23 juin à Lausanne. Elle entame un mandat de huit ans, et incarne un renouveau de l’institution, au sein de laquelle elle a patiemment gravi les échelons. Elle devient ainsi la patronne de la plus puissante organisation sportive du monde.
Le grand jour est arrivé pour Kirsty Coventry. La petite fille originaire d’Harare qui, à l’âge de 9 ans, rêvait devant sa télévision d’imiter les plongeurs zimbabwéens à Barcelone en 1992, semble aujourd’hui bien loin. Sept médailles aux Jeux olympiques et 12 années à gravir une à une les marches vers l’Olympe plus tard, Kirsty Coventry remplace Thomas Bach à la tête du Comité international olympique. Coventry fait l’histoire à sa façon : elle est la première femme, et la première personnalité issue de l’Afrique, à accéder à ce poste. Mais l’ancienne nageuse souhaite rester modeste :
« Après l’élection, nous sommes rentrés à la maison et mon mari s’est mis à rire pendant un petit-déjeuner. Il m’a regardé et m’a dit « Tu te rends compte que tu es la personne la plus puissante dans le sport ? » Et j’ai répondu « De quoi tu parles ? » Pour moi, ce n’était pas une question de titre ou de pouvoir. Parfois, cela peut être un obstacle et vous faire vous concentrer sur les mauvaises choses. Ce n’est vraiment pas ce qui m’a incité à faire cela. »
L’égalité des chances comme maître mot
Kirsty Coventry souhaite défendre l’olympisme dans un monde instable, rester en phase avec la jeunesse et aussi offrir toujours plus d’opportunités aux athlètes sans moyens, avec la détermination d’une dirigeante qui n’oublie pas d’où elle vient :
« C’est là que je vois qu’une de mes forces, c’est d’être issue d’un tout petit comité national olympique et de voir tous les défis auxquels leurs athlètes font face. Comment allons-nous réellement pouvoir nous assurer que les athlètes aux parcours de vie très différents auront des chances égales d’avoir accès au sport ? Ce seront des aspects vraiment importants à mener à bien. »
La nouvelle présidente du CIO souhaite donc soutenir les petits tout en se faisant respecter des grands. Car les grands politiciens de ce monde, elle devra désormais échanger avec eux. Telle une diplomate, Coventry sera jugée sur la position qu’elle adoptera face à Vladimir Poutine, ou encore sa façon de gérer l’envie de Donald Trump d’influer sur l’ordre sportif mondial.
