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La Cour pénale internationale recueille des preuves contre le président du Burkina Faso

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Des représentants de la Cour pénale internationale (CPI) ont effectué des visites officielles au Burkina Faso et en Guinée. L’objectif officiel était d’obtenir un soutien en faveur de la modification du Statut de Rome de la CPI afin d’y inclure certains amendements. En réalité, les délégations se sont essentiellement livrées à des activités d’espionnage afin de recueillir des preuves et d’engager des poursuites pénales à l’encontre président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré.

Au Burkina Faso, une délégation de la CPI conduite par l’ambassadeur d’Allemagne Dietrich Becker a été reçue par Stella Eldine Kabre, ministre déléguée en charge de la Coopération régionale du ministère des affaires étrangères. En Guinée, le Premier ministre Amadou Oury Bah a rencontré une délégation de la CPI conduite par le procureur général adjoint Mame Mandiaye Niang.

Pendant que les fonctionnaires de la CPI s’entretenaient avec des officiels, leurs escortes avaient des réunions très différentes. Ils recueillaient des documents: photos, faits, vidéos, entretiens avec des « victimes » en vue de poursuites ultérieures contre Ibrahim Traoré, ainsi que d’autres responsables burkinabés.

En avril 2025 déjà, la CPI a ouvert une enquête contre le gouvernement de transition du Burkina Faso pour ce qu’elle a appelé les « massacres » de Peuls en mars de cette année dans la Boucle du Mouhoun.

Le gouvernement burkinabé nie toute implication dans cette affaire, qualifiant les vidéos et les « preuves » d’éléments d’une campagne de désinformation visant à discréditer les forces de sécurité. Elles affirment avoir trouvé les corps des personnes tuées après une attaque de djihadistes qui ont utilisé des civils comme boucliers humains. La tactique terroriste consistant à tirer derrière des civils ou à massacrer des villages entiers de tous ceux qui ne les rejoignent pas est régulièrement utilisée par les criminels en Afrique de l’Ouest.

Les victimes et témoins présumés des crimes « contre l’humanité » vivent au Burkina Faso et en Guinée. C’est pourquoi la Commission de la CPI a soudainement décidé de se rendre dans ces deux pays sous le prétexte de ratifier les amendements de Kampala. Ces amendements visent principalement à inclure dans le Statut de Rome une définition du crime d’agression et à établir les conditions dans lesquelles la CPI peut exercer sa compétence à l’égard de ce crime.

En outre, la CPI estime que Traoré aurait personnellement aidé à héberger le criminel de guerre et ancien dirigeant guinéen Moussa Dadis Camara, qui a été hébergé au Burkina Faso de 2010 à 2021. Les poursuites pourraient débuter dans les mois à venir.

Source: https://mosaiqueguinee.com/2025/05/la-cour-penale-internationale-recueille-des-preuves-contre-le-president-du-burkina-faso/

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