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La faute à la gouvernance

Que c’est indignant ! Je suis meurtri dans mon âme. J’ai honte pour mon pays.  Avec la déposition de Commandant Toumba, le procès du 28 septembre prend une allure d’autopsie de fin de régime de feu Général Lansana Conté.

Les atrocités jugées au procès auront été finalement la conséquence de la mauvaise gouvernance qui a caractérisé la fin de ce magistère. Ce fut en effet une période cauchemardesque résultant d’une déconfiture quasi totale de l’Etat. Quelle catastrophe !

La description que le Commandant Toumba fait de la prise du pouvoir en 2009 par le CNDD est ahurissante, caractéristique d’une vie de jungle. La mort du vieux grabataire était reniflée guettée à la fois par plusieurs prédateurs, de mauvais acabit les uns que les autres, à l’affût d’une même proie facile. J’étais loin d’imaginer que mon pays avait atteint un tel degré de vulnérabilité. Mais il devient facile de comprendre que la bande de petites gents avides de pouvoir, sans la moindre préparation à la haute fonction d’Etat, ne pouvait produire que de la haine et de la catastrophe. Telle est l’image que renvoie le prisme de la gestion sous la transition CNDD présentée par Toumba.

Sur un autre registre au delà de cette triste réalité, le procès du 28 septembre offre d’importantes leçons de vie. Ma réflexion en vise deux; l’humilité et la redevabilité.

Voici des hommes hier forts au sommet de l’Etat, réduits aujourd’hui à leur simple expression dans un box d’accusés. L’image est saisissante pour se convaincre d’une part de la faiblesse de l’Homme, et d’autre part de la cruauté de l’histoire face à la responsabilité.

Puisse Dieu nous disposer tous, responsables actuels et futurs, à l’humilité et à la gestion vertueuse, afin que les fautes du passé et les images déchirantes qui qui en découlent soient définitivement derrière nous. Aameen !!!

Sény Facinet Sylla 
2ème Vice-Président du CNT

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