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Le G58 tient à son cadre de dialogue. Le CNRD acceptera-t-il de transformer son cadre de concertation ?

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Récemment, Colonel Mamadi Doumbouya a déclaré que les problèmes guinéens seront réglés en Guinée par les guinéens. Nombre de commentateurs ont ainsi estimé que le tombeur d’Alpha Condé, le 5 septembre dernier, répondait au G58 qui rassemble en son sein les principales forces politiques et sociales de Guinée ,qui lui demandent avec insistance, la mise en place d’un cadre de dialogue permanent sous l’arbitrage de la communauté internationale, avec l’accompagnement d’un facilitateur.

 

Si les nouvelles autorités guinéennes ont obtenu de la CEDEAO un sursis pour le dépôt de leur proposition de chronogramme, il est permis d’émettre des doutes sur leur disponibilité à favoriser la recherche des voies et moyens permettant de convenir avec les forces vives guinéennes d’un plan de retour à l’ordre constitutionnel. Autrement, rien ne leur aurait interdit d’inviter le G58 à une rencontre pour « échanger concrètement » sur la mise en place du Cadre de dialogue permanent en lieu et place du controversé Cadre de concertation.

Ce n’est pas seulement la demande du gouvernement Béavogui et du CNRD qui a favorisé l’acceptation du prolongement du ‘deadline’ par la CEDEAO. Il faut se rappeler que le Forum des forces sociales de Guinée, dans son mémorandum, avait proposé un report de deux semaines, qui devraient suffire aux deux parties (CNRD et ses soutiens, qui ont pris part à la cérémonie de lancement du cadre de concertation, d’un côté et les forces politiques et sociales du G58 de l’autre) pour échanger sur les différentes propositions envoyées au gouvernement en réponse aux courriers que Ministre Mory Condé de l’Administration du territoire et de la décentralisation, leur avait envoyés.

Dans le cas particulier du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), l’organisation a soumis un mémorandum de dix (10) pages, à travers lesquelles elle a proposé une transition de deux années (5 septembre 2021 au 5 septembre 2023). Une proposition qui cadre avec les délais acceptés par la communauté internationale dont la CEDEAO et l’Union africaine. La même proposition semble être acceptable pour les formations des deux principaux favoris à la prochaine élection présidentielle, Cellou Dalein Diallo (UFDG) et Sidya Touré (UFR).

De sources concordantes informent que l’ANAD dirigée par Cellou Dalein Diallo ne sera pas au rendez-vous donné par le Ministre Mory Condé demain vendredi. Combien d’autres membres des forces vives de la nation vont l’imiter, vu le refus du CNRD d’accepter la mise en place du cadre de dialogue permanent et la désignation d’un facilitateur dans le crise guinéenne ?

Entre les nouvelles autorités et les forces vives du pays, une grave crise de confiance s’est installée, au moment où les populations, de plus en plus, tirent le diable par la queue. Tout le monde est conscient que des sanctions de la CEDEAO, qui seront appuyées par l’UA, les Nations-Unies et l’Union européenne compliqueront davantage la situation sociopolitique. Alors pourquoi ne pas mettre en place ce cadre de dialogue permanent pour faire éviter ces graves problèmes sociopolitiques et économiques aux populations ?

 

Mamadou S Fadi DIALLO 

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