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Mahamat Saleh ANNADIF a rencontré Mohamed Beavogui

A quelques heures de l’ouverture du Sommet d’Accra, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mahamat Saleh ANNADIF, a rencontré le Premier ministre guinéen, Mohamed Béavogui. L’échec du dialogue du 27 juin, par la faute des autorités guinéennes risque de peser lourd dans la balance.

Certains estiment que cette visite du diplomate onusien à Conakry s’explique par le fait que « les Nations-Unies accompagnent la Guinée dans le processus de la Transition. Donc, avant de se rendre à Accra, il était tout à fait normal qu’il vienne tâter les réalités sur le terrain, comprendre ce qui est en train d’être fait, tant sur le dialogue que sur d’autres sujets, pour transmettre ses remarques à la Cedeao », en rappelant qu’à « la veille du dernier sommet d’Accra, il s’était rendu à Ouagadougou pour rencontrer la junte Burkinabè« .

Selon la Cellule de communication du gouvernement guinéen, M. Annadif a déclaré a « estimé nécessaire de venir parler avec nos frères Guinéens, écouter le message qu’ils veulent nous transmettre et surtout comprendre un certain nombre de dynamiques et d’avancées […] que nous pouvons partager avec les Chefs d’États de la CEDEAO ».

Pour sa part, le Premier ministre a salué cette démarche et indiqué qu’il « y a une volonté politique forte pour un dialogue apaisé. Nous ne pouvons pas faire l’économie du dialogue ».

De l’avis d’un commentateur, « tout indique que le CNRD et son gouvernement n’ont pas pris les mesures nécessaires pour préparer sérieusement ce sommet. Ils auraient dû engager le dialogue depuis quelques semaines et y inviter les absents du cadre de concertation d’avril pour voir comment créer le cadre de dialogue et proposer, comme les maliens l’ont fait, un chronogramme consensuel. Malheureusement, Colonel Doumbouya et ses camarades écoutent trop ces acteurs politiques et sociaux sans base populaire. Aujourd’hui le pays est bloqué. Et la situation pourrait être pire avec les sanctions en cette conjoncture difficile« .

 

Khady THIAM

 

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