Contre La sansure

Merci Macky Sall

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Le président sénégalais, Macky Sall, vient d’annoncer qu’il ne sera pas candidat pour un second quinquennat. C’est la première fois qu’un chef d’État sénégalais en exercice ne se présente à une élection présidentielle. Ainsi, il respecte la constitution sénégalaise qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux (2). Par son geste, il sacralise cette disposition constitutionnelle que seront appelés à respecter ses successeurs.

Dans l’espace Cedeao, le président sénégalais vient de renforcer le camp des démocraties. Nombre d’observateurs se préoccupaient de certaines déclarations de Macky Sall, qui critiquait la limitation du nombre de mandats qu’un président devrait exercer, ne lui permettant d’assurer la réalisation de programmes qu’il a initiés. Pour l’un d’entre eux, « j’étais sûr que Macky Sall allait faire comme Alpha Condé en Guinée ou surtout Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire. Le Sénégal, c’est vrai, n’est ni la Guinée ni la Côte d’Ivoire. Son armée et ses forces paramilitaires sont républicaines. Figurez-vous les centaines de morts que les manifestations appelées par l’opposant Ousmane Sonko et ses partisans auraient pu causer…« .

Macky Sall a rappelé : « j’avais dit en 2019 que mon mandat de 2019 est mon dernier mandat. Je respecte les Sénégalais et je reste digne de ce que j’avais dit » , et indiqué : « J’ai un code d’honneur et un sens de la responsabilité qui me commandent de préserver ma dignité et ma parole (…) J’ai une claire conscience et mémoire de ce que j’ai dit et écrit », et souligné que « le Sénégal dépasse ma personne et il est rempli de leaders capables de pousser le pays vers l’émergence (…) Mes priorités portaient surtout sur la gestion d’un pays, d’une équipe gouvernementale cohérente, et engagée dans l’action pour l’émergence, surtout dans un contexte socio-économique difficile et incertain ».

Déceptions des juntes de Bamako, Conakry et Ouagadougou

Au sommet de la Cedeao, dimanche prochain à Bissau, c’est certain que le camp des démocrates va applaudir alors que celui des juntes de Bamako, Conakry et Ouagadougou seront déçus. Pour un analyste politique, « si Macky Sall avait opté pour un 3eme mandat ou comme certains de ses laudateurs défendent, un second quinquennat, qui serait une espèce de coup d’État constitutionnel, il aurait été difficile de mettre de la pression sur les juntes malienne, guinéenne et burkinabè. Maintenant, le président en exercice, Umaru Cissoko Embalo va être renforcé dans sa ligne et pourrait même être reconduit pour un second mandat, au grand dam des autorités de Conakry. Donc, disons merci Macky Sall« .

Brehim Ould MAHMOUD 

 

 

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