Contre La sansure

MON CHOIX  – Le dernier cri de la dignité en solde 

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Je l’avais dit avant même qu’ils n’annoncent leur grand spectacle. Parce qu’il suffit d’observer un peu pour comprendre leur scénario. Et je le redis aujourd’hui, sans haine mais sans complaisance : ne vous laissez pas abuser.
Ils appellent ça « MON CHOIX ». Mais ce n’est pas le vôtre. Ce n’est même pas le leur, au fond. C’est le choix de la survie politique à tout prix. Le choix de la mendicité organisée sous couvert de réforme.
Je connaissais déjà leur plan : changer de nom, changer de logo, mais jamais d’objectif. Se refaire une virginité pour vendre la même soupe réchauffée : la soumission bien habillée, le griotisme bien payé.
Parce qu’on les a vus à l’œuvre :
D’abord le CERAG : présenté comme la grande alternative pour « détrôner Cellou ». Ça s’est vite effondré quand Mamadi a compris que ce n’étaient pas « ses amis » mais des commerçants politiques.
Ensuite MR-UFDG : avec l’ambition grotesque d’usurper un sigle pour siphonner des militants et revendre cette pseudo-légitimité au plus offrant. Eux-mêmes y croyaient à peine.
Aujourd’hui « MON CHOIX » : la dernière étiquette sur la même vieille marchandise.
Leur méthode ? Toujours la même.
Louer un stade. Distribuer quelques billets froissés. Recruter des jeunes comme figurants. Coller de grands mots sur de petites ambitions : réforme, dialogue, inclusion. Tout ça pour fabriquer des photos et des vidéos où ils acclament le Général comme des chanteurs de louange.
Et qu’on ne s’y trompe pas : ils savent très bien ce qu’ils font. Ils ne sont pas dupes. Ils ne croient même pas à leur propre discours. Leur vraie mission ? Tenter de s’acheter un strapontin, un budget, un poste, un selfie officiel.
Mamadi Doumbouya ? Il joue son rôle. Il s’en sert comme haut-parleurs provisoires, comme testeurs d’opinion. Mais il se méfie d’eux comme de la peste. Même un militaire analphabète sait qu’on ne fait pas confiance à ceux qui ont déjà vendu leur parti et trahi leurs anciens alliés pour une nomination.
Le 12 juillet, au Stade de Matoto, on verra donc ce spectacle annoncé :
Les mêmes visages, moins ceux qui ont compris et quitté le navire.
De nouvelles tenues, de nouveaux slogans, toujours le même ventre affamé.
Des cris de ralliement achetés à la journée, comme un service événementiel.
Et après ? Ils changeront encore de nom si nécessaire. CERAG, MR-UFDG, MON CHOIX… Bientôt MON DERNIER SOUFFLE ou MON MENDIANT OFFICIEL. Qu’importe : ils n’ont qu’un vrai programme : assurer leur part de la mangeoire.
Pour eux, la « réforme » se résume à une liste de promesses à vendre. Leur « dialogue » est un monologue payé d’avance. Leur « inclusion » n’existe que pour ceux qui partagent la soupe.
Moi, je n’ai pas attendu leur affiche officielle pour dénoncer leur mascarade. Je l’ai écrit avant, je le confirme aujourd’hui, je le répéterai demain : ces gens n’incarnent aucun renouveau. Ils sont la caricature même de ce que la politique guinéenne a de plus misérable : l’opportunisme nu, sans honte, sans honneur.
Je n’appartiens à aucun cabinet de communication, je n’ai aucune mission payante. Ma seule mission est de dire ce que je vois. De nommer ce qui est. De prévenir ceux qui ne veulent pas être dupés.
Alpha Issagha Diallo
Militant. Témoin du réel.
Cauchemar des réformateurs
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