Contre La sansure

Morissanda, le ministre qui veut tromper le colonel? (*)

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Tout flatteur vit aux dépends de celui qui l’écoute. Ce n’est jamais aussi vrai qu’en Guinée où les flatteurs font florès, les flattés continuent á se faire gruger, à longueur de journée.

Ce tableau d’un passé qu’on croyait révolu, de triste mémoire aussi, arrive encore à inspirer une génération de cadres qui pourtant n’a pas connu forcément la servitude de la soumission, ni souffert des infirmités de la pensée unique. Plus personne n’est tributaire d’un passé d’aliénation mentale, ou ne peut avoir comme excuse l’allégeance politique forcée.

Au contraire, dans le monde libre d’aujourd’hui, dominant, instauré après des années de plomb subies dans le sillage de régimes totalitaires, les citoyens, quel que soit leur statut, indistinctement de leur condition, ne sont pas taillables et corvéable, à merci. Autres temps, autres mœurs si tant est que la nature de l’homme est de s’adapter à son époque, toute société a vocation à s’améliorer et se bonifier. La résistance opposée aux initiatives de changement, le refus de beaucoup des citoyens de faire leur mue, dépasse l’entendement.

La manipulation de l’opinion est une pierre jetée à la figure des apôtres d’une société capable de distinguer le bien du mal. La tentative d’orienter le jugement, d’étouffer les intelligences et d’avilir les consciences est une mascarade nulle et non avenue.

Jamais, des responsables publics n’étaient allés aussi loin dans l’excès, la vanité, les vantardises, les compromissions, sous toutes les coutures.

En voilà un exemple de l’inconvénient de confier de hautes fonctions à des personnes qui n’en n’ont guère les aptitudes, d’inviter au sommet de l’Etat, des profanes.

Notre ministre des Affaires Étrangères, narcissique et rêveur, fait croire que la participation du Colonel Mamadi Doumbouya à la 78ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations-Unies relève de son exploit personnel, une faveur faite à la Guinée alors que tous les Etats y avaient leur place, avaient la latitude d’être représentés au niveau qu’ils souhaitent, soit par un ministre, un chef de l’Etat ou de gouvernement…. Chacun aussi a droit à la parole pour délivrer le message de son choix, sans censure ni tabous.

On pousse le ridicule jusqu’à remercier le Secrétaire Général des Nations-Unies, pour avoir fait quoi, est-on en droit de se demander, à moins que pour Morissanda Kouyaté, la Guinée ne soit devenue un État banni, le Président de la transition, ne soit pas fréquentable.

En réalité, le ministre des Affaires Étrangères, comme tant d’autres, peine à convaincre le colonel Mamadi Doumbouya qu’il est à sa place, à la hauteur de sa mission. Aussi, s’échigne-t-il, à toutes les occasions, à le tromper et distraire avec des montages grotesques. Il veut aussi le tenir par les sentiments en l’inondant d’éloges, en le complimentant, à tout bout de champ. Morissanda Kouyaté a fondu en larmes pour exprimer son émotion, après le discours prononcé par son mentor.

Auparavant, dans la salle, il s’était fait remarquer par un grand tapage chaque fois que le colonel articulait une phrase au point d’exaspérer l’auditoire, partagé entre la colère et l’indignation. Morissanda veut, délibérément, maintenir le Président de la transition dans une bulle afin qu’il perde le sens des réalités et des enjeux dans un monde mouvant et s’éloigne de l’essentiel en matière diplomatique et de relations internationales.

A l’en croire, tout est beau dans le meilleur des mondes, mais, seulement, avec lui, le faiseur de miracles, indispensable à la survie de la transition et au rayonnement personnel du Chef de l’État. La Guinée, s’écroulera sans Morissanda Kouyaté, le colonel aussi pourrait perdre tous ses repères, tel est le message derrière la propagande servie.

Heureusement, que l’opinion a compris que le ministre des Affaires Étrangères n’est sincère en rien, affaiblit la voix du pays dont il veut faire la risée publique.

Le ministre des Affaires Étrangères, comme tant d’autres, peine à convaincre le colonel Mamadi Doumbouya qu’il est à sa place, à la hauteur de sa mission.

 

Au ministère des Affaires Étrangères, Morissanda Kouyaté est de plus en plus décrié parce qu’il va à l’encontre de tous les usages et principes immuables de la diplomatie qui n’est pas à la portée de n’importe quel quidam. C’est comme un gros éléphant dans un magasin de porcelaine. Il nomme, à tout va, dans les ambassades, des personnes étrangères au ministère, surtout, qui ne sont pas des diplomates ni de formation, ni de vocation.

Il y a plus de monde aujourd’hui dans les missions diplomatiques qu’il n’en faudrait. Une saignée financière par ces temps de vaches maigres. Jusqu’à présent, d’ailleurs, beaucoup des diplomates fabriqués par un ministre des Affaires Étrangères n’ont pas pu rejoindre leurs postes respectifs. D’autres, rappelés attendent de regagner le pays. On ne sait pas où trouver l’argent pour financer une diplomatie devenue dispendieuse et cavalière. Le ministre des Affaires Étrangères qui aime à s’indigner de la mauvaise gouvernance héritée, se dispense des bonnes pratiques en tout, en attendant d’achever les travaux de rénovation de sa résidence privée qui coïncident, étrangement, avec sa nouvelle vie de ministre dépensier.

»Voir la paille dans l’œil du voisin, et ne pas voir la poutre dans le sien », est le propre de la plupart des Guinéens surtout ceux qui veulent passer pour des parangons de la vertu.

Le colonel finira par connaître chacun.

Lerevelateur224.com.

(*) https://lerevelateur224.com/2023/09/25/morissanda-le-ministre-qui-veut-tromper-le-colonel-la-redaction/

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