Contre La sansure

On a tout compris….

0

Lorsque les Arabes et les Blancs sont venus en Afrique, la première leçon qu’ils ont intelligemment apprise aux Noirs, c’est de ne pas douter.

En effet, conscients qu’un esprit trop curieux serait un frein à leurs projets de domination ou d’asservissement, ils ont d’abord appris à nos ancêtres à ne pas douter, à ne pas réfléchir et à ne pas se poser trop de questions. Les premiers avec le Coran, les seconds avec la Bible.

Ils ont dit à nos ancêtres qu’ils leur apportaient la bonne parole de Dieu, mais qu’il n’y avait rien à discuter ni à analyser. Qu’il fallait tout accepter. Des Arabes noirs ont été recrutés pour faciliter cette mission d’oppression des peuples africains. Les Blancs ont fait de même.

Ils ont appris à nos ancêtres à réciter mécaniquement tout ce qu’on leur disait et leur ont fait croire que Dieu n’aimait pas les gens curieux qui posaient trop de questions. Ils leur ont dit que tout était à boire comme de l’eau douce. Les ancêtres ont accepté, sans chercher à poser des questions. Les Noirs arabes, recrutés par eux pour cette mission de soumission sur tous les plans, disaient à chaque naissance dans une famille qu’il fallait trouver un prénom musulman ou biblique, c’est-à-dire le prénom d’un ancêtre arabe ou occidental. Que Dieu était contre les prénoms traditionnels africains.

Pour que ces noirs recrutés fouillent dans le Coran ou la Bible pour trouver des prénoms arabes ou occidentaux pour les enfants africains, il fallait à l’époque leur donner quelque chose : des animaux ou de l’argent (des cauris à l’époque).

Quelques années plus tard, il n’y avait presque plus de prénoms africains. Il n’y avait plus que des Aboubacar Sidiki, Mohamed, Zénab, Jean, Jacques, Jeanne, Philippe, Jacqueline et autres. Les prénoms africains sont rejetés et stigmatisés. Des critiques et stigmatisations souvent basées sur des préjugés.

Sayon MARA, Juriste

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

× Comment puis-je vous aider ?