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Que se sont dit Charles Wright et Troy Fitrell ?

Accompagné de Anne Dudte,  Première Conseillère de l’Ambassade américaine en Guinée, l’Ambassadeur américain, Troy Fitrell, a rencontré le ministre guinéen de la Justice et des Droits de l’Homme. Les cas de Amadou Damaro Camara, ancien Président de l’Assemblée nationale, mal élue le 22 mars 2020, et Ibrahima Kassory Fofana, ancien premier ministre, tous deux citoyens américains auraient été au centre des échanges.

Selon le diplomate américain, « la conversation avec le ministre a tourné sur la formation potentielle parce qu’il y a un manque dans le procès des massacres du 28 septembre mais aussi tout le Ministère. Il y a également la formation des magistrats et des avocats ainsi que toutes les opportunités de coopération entre nos deux pays (…) plusieurs programmes et projets de soutien de l’Ambassade des Etats-Unis ont été discutés, tels que le projet de gouvernance locale de l’USAID, le soutien à la transition et au processus électoral, le procès du massacre du stade et les voies et moyens pour les États-Unis de soutenir les victimes du massacre ».

15 millions USD

En parlant du procès des événements du 28 septembre 2009, Troy Fitrell a estimé qu’on « ne peut pas faire un jugement maintenant, mais nous sommes très contents qu’il y ait un processus ». Il a cependant informé que les USA ont « un programme spécifiquement sur la gouvernance, des élections et le droit de l’Homme. Et on doit commencer en février et c’est 15 millions de dollars. Nous sommes ravis de voir l’opportunité de participer avec tous les guinéens, spécifiquement, le programme c’est pour tout le peuple guinéen».

Anne Dudte, Première Conseillère de l’Ambassade américaine en Guinée, l’Ambassadeur américain, Troy Fitrell en compagnie du Ministre Charles Wright.

 

Pour un commentateur, « ces 15 millions de dollars vont servir beaucoup plus aux formateurs et à payer de modiques primes de participation pour des cadres. Cela ne va pas changer le système. Cette aide, ne profite pas aux guinéens surtout aux acteurs de la société civile. Ces aides bénéficient plus aux formateurs venus d’ailleurs. Qu’elles soient américaines ou européennes. L’approche doit changer pour qu’elles bénéficient aux victimes et à leurs défenseurs avocats, homme des médias ou de la société civile. Il faut que ces occidentaux aident les nécessiteux, qui veulent la démocratie, plutôt que les pouvoirs qui la leur refusent ».

Brehim Ould MAHMOUD

 

 

 

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