Scrutin du 31 mai : le FRONDEG dénonce son absence sur les bulletins de vote et accuse la DGE
Alors qu’il avait réintégré le processus électoral plusieurs semaines après avoir annoncé son retrait, le FRONDEG affirme avoir constaté que son candidat ne figurait pas sur le spécimen publié par la DGE.
Joint par Mosaiqueguinee, Samba Camara, membre du bureau politique national du parti, est revenu sur les démarches entreprises par la formation politique après cette publication. « Nous avons demandé l’avis de nos avocats qui nous ont confirmé que la Direction générale des élections avait agi sciemment. Quand nous sommes revenus, ils nous faisaient croire qu’ils n’allaient pas prendre notre liste. Nous pensions qu’ils plaisantaient, parce qu’après notre retrait, ils avaient demandé l’avis de la Cour suprême », a-t-il déclaré.
Le responsable politique accuse également la DGE d’avoir enfreint les dispositions légales encadrant le scrutin. « Cette décision viole l’avis de la Cour suprême ainsi qu’au moins cinq articles du code électoral. Ce sont eux qui organisent les élections. S’ils décident de nous exclure, nous n’irons pas en confrontation avec eux. Il ne reste que dix jours de campagne. Même si nous obtenions gain de cause devant la justice, cela ne changerait pratiquement rien à ce stade », a-t-il ajouté.
Après le rejet de ses listes de candidatures, le FRONDEG avait déjà saisi la justice afin d’être rétabli dans le processus électoral. Cette fois, le parti affirme ne pas envisager de nouveau recours judiciaire.
Samba Camara accuse la DGE d’avoir délibérément écarté sa formation politique du scrutin. « Nous avons compris qu’ils ne voulaient pas de nous dans ce processus. Cette exclusion faisait partie de leur plan initial », a-t-il conclu.

