La nuit est tombée, les calculatrices étaient déjà fatiguées par les acrobaties du jour, quand la DGE sortit enfin ses chiffres officiels. Et là, surprise !
La salle éclata presque en applaudissements. Les communicants, déjà en manque de slogans, s’empressèrent d’inventer de nouvelles formules :
– « Preuve de la mobilisation historique ! »
– « Le peuple a plébiscité ! »
Pendant ce temps, la calculatrice devint incontrôlable :
« Non mais attendez… Moi je sors 71 %, et vous, vous me criez 91 % ?! Même mes touches refusent de taper ce chiffre. »
Et comme si l’écart entre 71 % et 91 % ne suffisait pas, la DGE réalisa un autre exploit : elle annonça officiellement 3 175 bulletins nuls… qui n’apparaissent nulle part dans le calcul final. On les déclare d’une main, on les efface de l’autre. En Guinée, même les bulletins nuls finissent par voter. Toujours du bon côté.
Sur Facebook, les observateurs s’étranglaient. Certains relevaient calmement l’écart de près de 20 points entre le calcul réel et l’annonce officielle. D’autres préféraient en rire :
« En Guinée, la DGE n’est plus une Direction Générale des Élections, mais une Direction Générale des Exagérations. »
Punchline : Quand les chiffres réels donnent 71 %, mais que la DGE proclame 91 % en oubliant ses propres bulletins nuls, ce n’est plus du dépouillement, c’est de la prestidigitation. Ici, on ne compile pas des votes, on compile des illusions.
Alpha Issagha Diallo
Compteur d’urnes et témoin du réel Huissier sarcastique des mascarades Humoriste involontaire de la DGE