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Soutien à la plainte du FNDC contre Mamadi Doumbouya

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Les victimes de la répression des manifestations en Guinée soutiennent la plainte du FNDC contre Mamadi Doumbouya déposée en France.

En Guinée, les familles des victimes des récentes manifestations du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) réagissent à la plainte déposée par cette organisation, contre le chef de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, devant les juridictions françaises. Elles disent avoir plus d’espoir de justice avec cette nouvelle procédure.

Une plainte devant la justice française

Le Front national pour la défense de la Constitution et les familles des victimes des manifestations de juillet et août 2022 ont porté plainte contre le président de la transition guinéenne devant la justice française. Ils accusent Mamadi Doumbouya, ancien membre de la légion étrangère, de « complicité d’homicides et de tortures » suite à l’assassinat  d’au moins dix jeunes, lors de manifestations organisées par le FNDC à Conakry.

Dans la famille d’Abdoul Gadiri Diallo, un jeune garçon de 16 ans tué  à Hamdallaye Concasseur à l’occasion d’une des manifestations à l’appel du FNDC, on justifie le choix de saisir la justice française dans le contexte actuel. Abdoulaye Djibril Diallo, l’un des cousins de la victime, reconnaît que la plainte aurait dû être déposée en Guinée, mais, explique-t-il, « il y a eu des plaintes déposées ici au tribunal, mais jusqu’à présent, il n’y a pas eu de suite. C’est pourquoi on a jugé nécessaire de la déposer devant la justice française. »

Une manifestation du FNDC à Conakry (archive)
Les manifestations du FNDC ont été réprimées dans la violence

 

Tué par balle en rentrant de la mosquée

Des sources rapportent que le colonel Mamadi Doumbouya serait même détenteur du passeport français, rajoute Abdoulaye Djibril, qui pense alors, que la France doit réagir.

Même optimisme dans la famille Lamarana Diallo, un autre jeune qui avait reçu une balle fatale à Koloma en banlieu de Conakry, à l’occasion d’une manifestation organisée par le  FNDC le mois dernier. Son frère  Amadou Diouldé Bah lui aussi, dit éprouver plus de confiance en la nouvelle procédure judiciaire en France. « Côté français, l’espoir est grand. Mais j’espère que la justice guinéenne sera remise sur les rails. »

Le jeune Lamarana Diallo a été tué alors qu’il revenait de la mosquée, raconte Amadou Diouldé Bah : « Ce jour-là, il n’y avait pas de manifestation prévue, il est allé à la mosquée, il était devant nous. Et quand on est rentré à la maison, on a appris qu’il il avait été touché par une balle. »

Compétence universelle

Le Front national pour la défense de la Constitution dit ne pas vouloir « commenter cette autre procédure judiciaire”. La plainte s’appuie néanmoins sur la compétence universelle des juridictions françaises, qui leur permet de « se saisir d’un dossier relatif à des faits de torture […] même s’ils sont commis à l’étranger, par un étranger, sur un étranger », fin de citation.

 

Abdoulaye Sadio Diallo

(*) In. https://www.dw.com/fr/guinee-plainte-fndc-doumbouya-france/a-63097400

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