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Beaucoup de partis politiques ont du mouron à se faire (*)

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Selon Mme Zenab Touré, nommée récemment Directrice nationale des Affaires politiques et de l’Administration électorale, en service au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD) depuis plus de 20 ans, et ancienne commissaire de la Commission électorale (CÉNI), il y a plus de 180 partis politiques agréés en Guinée et 300 autres demandes de récépissés.

Hier, le Chef du département du MATD, Mory Condé, a pris une décision pour envoyer des missions à travers tout le pays pour vérifier l’implantation des formations politiques. Est-ce seulement pour cette raison ?

Lisez l’analyse de Mognouma Cissé

« Tout n’est pas mauvais dans une gouvernance. Absolument pas du tout, même si c’est sous une transition d’ordinaire propice au laisser-aller, donc à la gestion avilissante.

Loin de faire le procès de la gouvernance CNRD, label d’un groupe de militaires qui a pris le contrôle du pays depuis le 05 septembre 2021, cette autre décision du ministre de l’Administration du Territoire, consécutive à une autre qui fait jaser, ne pourrait être le pire des actes de ces moments de grandes incertitudes. Celui annonçant l’assainissement de l’écosystème politique ne devrait pas non plus déplaire aux partis politiques les plus significatifs du landernau politique. Cela malgré l’épée de Damoclès qui plane sur ceux-ci à cause des actions de la justice, notamment celles de la CRIEF.

C’est peut-être la fin de la rêverie, du fantasme consistant à soutenir qu’un parti égal à un parti. Pour justifier cela, les auteurs de ces fantasmes ne se gênent pas de rappeler que les partis ont les agréments.

Mognouma CISSÉ

Dans son communiqué publié ce mercredi, enhardi, le ministre de l’Administration du Territoire annonce un contrôle de conformité de grande échelle dans les formations politiques, de la capitale Conakry jusque dans les sous-préfecture. Des partis politiques qui n’existent que par la voix de leurs leaders résonnant que dans les médias sociaux et traditionnels. Des voix qui se font désirer dans les assemblées inexistantes. Ces partis politiques devraient se faire des mourrons. C’est la crainte de disparaître. La peur d’un anéantissement…

Qui l’eut cru ?

Il fallait les militaires. Sûrement beaucoup plus prétentieux qu’animés par la simple volonté de purifier un monde de grandes empoignades malsaines devenu, au fil des temps, de par les agissements parfois incontrôlés de ses acteurs, dangereux pour la stabilité.

Quoi qu’il en soit, ce qui s’annonce devrait mettre de l’ordre au sein de l’écosystème politique national.

Vivement une politique d’accompagnement vis-à-vis de ceux qui résisteront à cette étape de purification, au finish ».

 

Nombre de commentateurs saluent cette initiative qui, selon l’un d’entre eux, « pourra démontrer l’importance de chaque formation politique. Au Sénégal, il y a plus de 200 partis politiques mais, lors des élections législatives du 31 juillet, donc moins d’un mois, c’est huit (8) coalitions de partis qui ont participé. Seulement six (6) ont eu des élus, mais trois dominants. Donc en Guinée, il faut que l’on mette de l’ordre dans le paysage politique. Que l’on ne donne des récépissés qu’aux seuls partis politiques qui ont des élus. Tout parti politique qui n’a pas de député à l’Assemblée nationale ne devrait pas avoir de reconnaissance au niveau national. Qu’il y ait des récépissé pour les districts, les communes et les régions. Comme cela, Conakry va se vider des acteurs politiques. Que la même règle soit appliquée aux organisations de la société civile« .

Autant la décision de dissoudre le FNDC a été décriée, autant celle d’envoyer des missions dans toutes les sous/préfecture pour vérifier l’implantation des partis politiques a été saluée.

 

Brehim Ould MAHMOUD 

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